Les ambassades américaines en Kenya et Tanzanie comptaient parmi les représentations des Etats-Unis à l’étranger les moins sûres et étaient donc des cibles faciles, ont indiqué des experts à Washington. Ni l’un ni l’autre bâtiment ne répondaient aux normes de sécurité américaines définies après l’attentat de 1983 contre l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth (240 morts). Les ambassades à Nairobi et Dar es-Salaam avaient été construites avant 1980 et leur protection n’avait pas été améliorée, a admis le secrétaire d’Etat adjoint aux affaires politiques, Thomas Pickering. «Nous avons créé des normes dont nous pensons qu’elles répondent à la plupart des difficultés. Il est clair que ces deux bâtiments ne répondent pas à nos normes actuelles de sécurité», a-t-il dit. A la suite de l’attaque de 1983 à Beyrouth, le Congrès avait alloué cinq milliards de dollars au renforcement de la protection des ambassades. Cet argent a été affecté en priorité aux représentations dans des régions réputées dangereuses comme le Proche-Orient et l’Amérique latine, a indiqué l’ancien secrétaire d’Etat adjoint Ronald Spiers. Par contre, les ambassades en Afrique figuraient pendant des années «en bas de la liste» des missions attendant une amélioration de leur sécurité, a ajouté M. Spiers. Ainsi l’ambassade à Nairobi est située en centre-ville, alors que les ambassades américaines modernes sont toutes construites dans des quartiers plus éloignés, avec de vastes espaces entre le bâtiment principal et l’enceinte fortifiée. Dans les années 1950, beaucoup d’ambassades américaines ont été construites spécialement afin de «montrer le talent de l’architecte», a expliqué l’amiral à la retraite Bobby Inman qui avait présidé en 1985 une commission du département d’Etat enquêtant sur la sécurité des ambassades. Ces bâtiments sont «totalement vulnérables aux attaques terroristes», a-t-il dit. La commission présidée par M. Inman avait conclu que 126 bâtiments officiels des Etats-Unis à l’étranger pouvaient être des cibles faciles pour des terroristes. (AFP)
Les ambassades américaines en Kenya et Tanzanie comptaient parmi les représentations des Etats-Unis à l’étranger les moins sûres et étaient donc des cibles faciles, ont indiqué des experts à Washington. Ni l’un ni l’autre bâtiment ne répondaient aux normes de sécurité américaines définies après l’attentat de 1983 contre l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth (240 morts). Les ambassades à Nairobi et Dar es-Salaam avaient été construites avant 1980 et leur protection n’avait pas été améliorée, a admis le secrétaire d’Etat adjoint aux affaires politiques, Thomas Pickering. «Nous avons créé des normes dont nous pensons qu’elles répondent à la plupart des difficultés. Il est clair que ces deux bâtiments ne répondent pas à nos normes actuelles de sécurité», a-t-il dit. A la suite de...
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