Le président Bill Clinton a exprimé avec force la «détermination» des Etats-Unis à retrouver les responsables des attentats de Nairobi et Dar es-Salaam mais a laissé entendre que l’enquête pourrait être longue. «L’élément le plus fort dans notre arsenal contre le terrorisme est notre détermination à ne jamais abandonner» dans la recherche des coupables, a souligné Bill Clinton. Selon lui, les «Américains sont les cibles du terrorisme, en partie parce qu’ils assurent des responsabilités uniques de commandement dans le monde». «Retirer nos diplomates et nos troupes des régions troublées du monde, (...) affaiblir notre opposition au terrorisme fourniraient une victoire au terrorisme qu’il ne doit pas avoir et qu’il n’aura pas», a également remarqué le président américain. «Peu importe le temps que cela nous demande et où que cela nous conduise, nous poursuivrons les terroristes jusqu’à ce que les affaires soient résolues et justice faite», a-t-il ajouté. Le chagrin de Chirac Bill Clinton a rappelé à cet égard que les Etats-Unis étaient parvenus, après «quatre années» d’efforts, à retrouver au Pakistan le meurtrier de deux employés devant le quartier général de la Centrale américaine de renseignements (CIA), à Langley (Virginie). Le président Clinton a relevé en revanche que d’autres attentats restaient sans réponse, comme celui du 25 juin 1996 contre la base aérienne de Khobar, en Arabie Séoudite, qui coûta la vie à 19 Américains. Mais les responsables américains, comme Sandy Berger, le conseiller du président pour les affaires de sécurité nationale, ont souligné que les autorités kenyanes et tanzaniennes se montraient «très coopératives» pour l’enquête qui s’engage. La coopération entre les autorités séoudiennes et américaines à propos de l’attentat de Khobar a connu, au contraire, plusieurs crises. Pour l’instant, les Etats-Unis semblent s’orienter vers plusieurs directions, même si ses responsables ont déjà admis que les deux explosions, presque simultanées, de Nairobi et Dar es-Salaam, représentaient une «attaque très bien coordonnée, qui n’a rien à voir avec un travail d’amateurs», selon les termes du porte-parole du Conseil national de sécurité, P.J. Crowley. «Nous recherchons de façon intensive en dehors de l’Afrique» mais «nous cherchons aussi à l’intérieur» de ce continent, a indiqué le sous-secrétaire d’Etat américain, Thomas Pickering, cité dans le «Washington Post». Le secrétaire d’Etat Madeleine Albright a regagné précipitamment Washington, écourtant son séjour privé en Italie. M. Crowley a indiqué aussi que Bill Clinton s’était entretenu au téléphone avec le président français Jacques Chirac, qui lui a exprimé son «véritable chagrin» à la suite des attentats et lui a fait «une généreuse proposition d’aide» pour faire face à la situation sur le terrain. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président Bill Clinton a exprimé avec force la «détermination» des Etats-Unis à retrouver les responsables des attentats de Nairobi et Dar es-Salaam mais a laissé entendre que l’enquête pourrait être longue. «L’élément le plus fort dans notre arsenal contre le terrorisme est notre détermination à ne jamais abandonner» dans la recherche des coupables, a souligné Bill Clinton. Selon lui, les «Américains sont les cibles du terrorisme, en partie parce qu’ils assurent des responsabilités uniques de commandement dans le monde». «Retirer nos diplomates et nos troupes des régions troublées du monde, (...) affaiblir notre opposition au terrorisme fourniraient une victoire au terrorisme qu’il ne doit pas avoir et qu’il n’aura pas», a également remarqué le président américain. «Peu importe le temps que...