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Actualités - Chronologie

France : le PSG veut profiter de l'effet mondial

Le Paris Saint-Germain, comme l’ensemble du football français, espère cette saison «surfer» sur la vague du Mondial et souhaite que l’engouement des spectateurs lors de la Coupe du monde se répercute sur le championnat. Comme objectif récurrent, le nouveau président du PSG, Charles Biétry, entend bien ramener les Parisiens dans les tribunes. «Je veux que le jeu pratiqué soit spectaculaire, que les spectateurs prennent du plaisir dans les tribunes». L’entraîneur Alain Giresse s’attache bien plus, fonction oblige, au résultat sportif mais reste très prudent. «Je veux l’équipe la plus performante possible, qui obtienne les meilleurs résultats possibles», disait-il alors qu’il n’était toujours pas fixé sur l’avenir de Marco Simone. «Un championnat est une compétition à 34 étapes où il ne faut rien négliger. Dans l’ordre, il faut réussir en championnat, puis en Coupe d’Europe». Si le club le plus riche de France parvient à maîtriser rapidement son nouvel effectif, le titre deviendra l’objectif naturel, une place en Coupe d’Europe étant un minimum. Révolution du secteur défensif Mais si Charles Biétry n’a fixé aucun objectif à son nouvel entraîneur, avec l’arrivée de «Jay-Jay» Okocha, la star nigériane, et la conservation probable de Marco Simone au sein de l’effectif parisien, le PSG peut placer la barre très haut. Côté championnat, Paris ne peut se contenter de ne figurer qu’en avant-dernière position européenne, comme ce fut le cas la saison passée. Un tel club, de par sa structure et son recrutement, se doit de viser une des deux premières places, synonymes de Coupe d’Europe des clubs champions, la plus prestigieuse. Et le PSG a les moyens de bien faire. L’effectif, version 1998-99, n’a plus grand-chose à voir avec la mouture précédente. Si les effets d’annonce ont été plus forts concernant l’arrivée des attaquants, c’est bien dans le secteur défensif que Paris a fait sa révolution. Exit les Roche, Le Guen, N’Gotty, Guérin... Il ne reste de la saison 1997-98 que Jimmy Algérino et Didier Domi. La charnière défensive devrait être, si l’on se réfère aux compositions formées par Giresse à l’entraînement, formée de l’Allemand Wörns — s’il reste à Paris — et de Rebesandratana ou Goma. Par ailleurs, avec un quatuor Lachuer-Okocha- Ouédec-Simone, sans oublier Loko, en net regain de forme, le PSG possède l’un des plus gros atouts offensifs d’Europe. Côté Coupe d’Europe justement, le PSG est engagé en Coupe des vainqueurs de coupe (C3). Champion d’Europe il y a trois ans, vice-champion il y a deux saisons — seulement battu par le Barcelone de Ronaldo —, Paris doit prétendre à retrouver l’élite continentale. En tout cas, avec tous les bouleversements et l’impatience légitime de ses supporters à pouvoir célébrer un titre de champion de France, cette équipe n’a pas le droit de décevoir. Strasbourg, du rêve aux déceptions Strasbourg est un miroir aux alouettes. Son sponsor Mc Cormack a fait des promesses qu’il ne tient pas, ses dirigeants rêvent d’Europe et, au bout du compte, le club alsacien aborde cette saison timidement. Dans ce brouillard, le duo des Lions indomptables, Claude LeRoy et Pierre Mankowski, ne souhaite pas parler d’objectifs. «On tirera un premier bilan après six rencontres», se contente de dire Pierre Mankowski, l’ancien entraîneur de Caen et Lille, qui revient à la réalisé du terrain après une expérience au centre de formation du Paris Saint-Germain. Après une saison difficile et un maintien assuré lors des dernières journées, le bateau alsacien tangue toujours autant. La preuve: les bouleversements au sein de l’effectif. Pas moins d’une dizaine de départs pour autant d’arrivées. Et à la veille de la reprise, il manque encore une «pointure». Dans un tel contexte, la déception des supporters apparaît légitime. Mc Cormack n’avait-il pas affirmé, il y a un an, que 120 millions de francs seraient consacrés au recrutement? Pascal Nouma (Lens), Jean-Luc Dogon (Rennes), Yannick Root (Toulouse), Philippe Raschke (Sochaux), Gérald Baticle (Auxerre) et Olivier Dacourt (Everton) ont quitté l’embarcation. Déception légitime Pour pallier ces absences, le Guingampais Lionel Rouxel et les Marseillais Olivier Echouafni et Teddy Bertin ont rejoint le club. Est-ce suffisant? Le capitaine Corentin Martins ne le croit pas. «Aujourd’hui, nous n’avons pas les moyens de jouer l’Europe. Quand je suis arrivé, on m’a dit que cette année, nous jouerions l’Europe et que nous allions monter une grande équipe. J’avais des ambitions. Et à l’heure actuelle, je me pose des questions», regrette-t-il. Pierre Mankowski rétorque «qu’il dispose d’une bonne petite équipe sympa et que les jeunes que nous avons recrutés sont très bons», n’empêche que Strasbourg a raté ses matches amicaux. Une défaite face à Nancy (1-0), une autre contre Olympiakos (2-0), et revoilà le doute qui s’installe. «Il est nécessaire que nous retrouvions la sérénité. Je sens cette équipe fébrile mentalement, il est indispensable qu’elle reprenne confiance. Je constate un décalage entre notre travail à l’entraînement et nos performances sur la pelouse», tente d’expliquer Pierre Mankowski. Strasbourg veut, en premier lieu, bénéficier de l’image d’un club honnête, respectueux de certaines valeurs. Nul doute que le recrutement dans le staff technique de Jacques Glassmann, celui qui a révélé la corruption du match VA-OM, y contribue.
Le Paris Saint-Germain, comme l’ensemble du football français, espère cette saison «surfer» sur la vague du Mondial et souhaite que l’engouement des spectateurs lors de la Coupe du monde se répercute sur le championnat. Comme objectif récurrent, le nouveau président du PSG, Charles Biétry, entend bien ramener les Parisiens dans les tribunes. «Je veux que le jeu pratiqué soit spectaculaire, que les spectateurs prennent du plaisir dans les tribunes». L’entraîneur Alain Giresse s’attache bien plus, fonction oblige, au résultat sportif mais reste très prudent. «Je veux l’équipe la plus performante possible, qui obtienne les meilleurs résultats possibles», disait-il alors qu’il n’était toujours pas fixé sur l’avenir de Marco Simone. «Un championnat est une compétition à 34 étapes où il ne faut rien...