Les forces de sécurité birmanes ont quitté le domicile d'Aung San
le 08 août 1998 à 00h00
Les forces de sécurité birmanes ont quitté la résidence de la dirigeante de l’opposition Aung San Suu Kyi à Rangoon, ainsi qu’elle l’avait réclamé, ont indiqué des représentants de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Les gardes de sécurité se sont retirés de l’enceinte de la villa, située dans le centre-ville. Ils y étaient déployés depuis 1995 aux termes d’un accord passé avec les autorités, à la demande d’Aung San Suu Kyi, pour assurer sa sécurité après la levée de l’assignation à résidence qui la frappait. L’équipe de sécurité maintenait une présence permanente à l’intérieur de la propriété du prix Nobel de la paix, et la suivait dans tous ses déplacements. Elle était constituée de 12 agents des services de renseignement, de six policiers et de deux responsables de l’immigration. Par ailleurs, des policiers sont déployés en temps normal aux abords de la résidence de l’opposante et sur l’avenue qui y conduit, laquelle est souvent fermée à la circulation. Ils étaient présents, comme d’habitude, hier matin, selon des témoins. Jeudi, Aung San Suu Kyi avait ordonné aux agents de sécurité de quitter son domicile, considérant qu’ils représentaient «une restriction illégale» à ses droits. Selon la LND, la sécurité de l’opposante sera dorénavant assurée par des jeunes militants de son parti. «Nous pensons qu’Aung San Suu Kyi est désormais débarrassée des yeux qui l’espionnaient à l’intérieur de sa propre maison», a affirmé un porte-parole de la Ligue. «Mais d’un autre côté, les jeunes qui vont s’occuper de sa protection n’ont pas vraiment d’expérience», a-t-il ajouté. Le départ des forces de sécurité de la résidence d’Aung San Suu Kyi survient à la veille du 10e anniversaire de l’écrasement du soulèvement démocratique de l’été 1988, aujourd’hui, une date hautement symbolique pour l’opposition. Si la dirigeante de la LND est sortie épuisée de son récent bras de fer avec la junte — empêchée de rencontrer ses partisans en dehors de Rangoon, elle est restée bloquée pendant six jours dans une voiture en rase-campagne —, elle n’a pas l’intention de relâcher sa pression. Le prix Nobel de la paix a juré de tenter «encore et encore» de sortir de Rangoon dès qu’elle aurait récupéré, tandis que la junte, visiblement exaspérée, l’accuse de multiplier les confrontations avec l’assistance «d’ambassades étrangères». (AFP)
Les forces de sécurité birmanes ont quitté la résidence de la dirigeante de l’opposition Aung San Suu Kyi à Rangoon, ainsi qu’elle l’avait réclamé, ont indiqué des représentants de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Les gardes de sécurité se sont retirés de l’enceinte de la villa, située dans le centre-ville. Ils y étaient déployés depuis 1995 aux termes d’un accord passé avec les autorités, à la demande d’Aung San Suu Kyi, pour assurer sa sécurité après la levée de l’assignation à résidence qui la frappait. L’équipe de sécurité maintenait une présence permanente à l’intérieur de la propriété du prix Nobel de la paix, et la suivait dans tous ses déplacements. Elle était constituée de 12 agents des services de renseignement, de six policiers et de deux...
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