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Actualités - Chronologie

Anxiang ne peut même pas compter ses morts

Le village chinois d’Anxiang dévasté il y a deux semaines par l’effondrement d’une digue, ne sait toujours pas combien d’habitants ont péri lorsque les eaux ont brutalement envahi les rues. «Beaucoup de gens ont disparu. Nous pensons qu’ils sont morts», commente un chauffeur de taxi. «Ce sont surtout des enfants et des vieillards, ajoute-t-il, parce que tous les bras valides étaient sur les digues». Dans le village, qui semble avoir été dévasté par la guerre, les résidents déambulent ou restent couchés, dans une chaleur torride qui peut atteindre 37 degrés. Les maisons paraissent comme bombardées, avec des toitures arrachées et des câbles électriques éparpillés sur la route. Des sacs de riz sèchent au soleil. La plupart des habitants d’Anxiang dormaient ou regardaient la télévision lorsqu’une digue construite en bordure du lac Dongting qui communique avec le fleuve Yangtsé s’est subitement rompue le 24 juillet dernier. La digue, détrempée par des pluies torrentielles, s’est rompue sur plus de 120 mètres à promixité d’une petite usine où des ouvriers travaillaient tard le soir, ont précisé des habitants. Selon ces habitants, plusieurs milliers de personnes pourraient avoir été tuées dans les inondations qui ont suivi la rupture de la digue, mais aucun bilan officiel des victimes n’a pu être obtenu jusqu’à présent. «Je dormais déjà quand mon mari, qui regardait la télévision, est venu me réveiller», précise l’institutrice Yang Lirong, dont la maison est encore en grande partie sous l’eau. «Les voisins criaient: Professeur Yang, professeur Yang, l’eau arrive». L’électricité a ensuite été coupée et tous les habitants de la maison, incluant le beau-père en mauvaise santé, ont attendu dans le noir que l’eau arrive. «L’eau a monté très vite. En deux heures, elle a atteint le niveau du second étage. Nous ne pouvions rien faire. Nous avions très peur», ajoute-t-elle. «Tout autour, tout le monde criait au secours, au secours. Nous entendions les maisons s’écrouler, c’était comme des coups de tonnerre». En attendant les secours, la famille a entrepris de sauver tout ce qui pouvait encore être sauvé, montant les meubles et les vêtements au troisième étage de la maison. Yang a finalement été secourue en compagnie de 120 autres victimes par des soldats de l’Armée populaire de libération. Parmi les autres victimes vivant avec elle, figure Xiao, un jeune paysan de 22 ans qui est devenu fou après avoir perdu tous ses biens — soit 30.000 yuans (3.600 dollars) — dans les inondations. «Il se préparait à se marier cette année. Il n’a plus rien désormais. Le choc a été trop grand pour lui», raconte Yang. (AFP)
Le village chinois d’Anxiang dévasté il y a deux semaines par l’effondrement d’une digue, ne sait toujours pas combien d’habitants ont péri lorsque les eaux ont brutalement envahi les rues. «Beaucoup de gens ont disparu. Nous pensons qu’ils sont morts», commente un chauffeur de taxi. «Ce sont surtout des enfants et des vieillards, ajoute-t-il, parce que tous les bras valides étaient sur les digues». Dans le village, qui semble avoir été dévasté par la guerre, les résidents déambulent ou restent couchés, dans une chaleur torride qui peut atteindre 37 degrés. Les maisons paraissent comme bombardées, avec des toitures arrachées et des câbles électriques éparpillés sur la route. Des sacs de riz sèchent au soleil. La plupart des habitants d’Anxiang dormaient ou regardaient la télévision lorsqu’une...