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Actualités - Chronologie

Le Zimbabwe attend toujours une réforme de la terre

Chute des ventes de produits agricoles, révolte des Zimbabwéens las d’attendre une redistribution des terres toujours détenues par les Blancs malgré 18 ans d’indépendance et corruption: les difficultés s’accumulent pour le président Robert Mugabe, pressé de trouver un soutien financier international pour mener cette entreprise. Des donateurs internationaux tels la Grande-Bretagne, l’Union européenne et les Etats-Unis, sont invités le mois prochain, lors d’une conférence organisée à Harare, à offrir leur aide au plan de distribution des terres élaboré par le gouvernement zimbabwéen. La plupart des donateurs, les 11 millions de Noirs et les 100.000 Blancs issus de l’ancienne Rhodésie et restés dans ce pays passé à la majorité noire en 1980, sont favorables à une réforme foncière au Zimbabwe. Quelque 4.000 fermiers blancs détiennent encore 30% des terres, tandis que des millions de Noirs survivent avec difficulté dans des zones communales surpeuplées. Mais l’accord s’arrête là, car les timides tentatives foncières du président Mugabe depuis son arrivée au pouvoir ont été marquées par l’échec et les scandales de corruption. Les observateurs notent que la lenteur du processus a, en outre, provoqué la révolte des villageois noirs et une profonde insécurité chez les fermiers blancs. Ces dernières semaines, le gouvernement a ainsi dû dépêcher la police anti-émeutes pour mettre fin aux grèves violentes d’ouvriers agricoles ou déplacer des villageois qui s’étaient installés de force sur des terres qu’ils revendiquent. Par ailleurs, les ventes de produits agricoles dans le pays ont pratiquement été tuées le mois dernier face à l’atermoiement du pouvoir en matière de redistribution des terres. Face à l’incertitude, les banques essaient de récupérer leurs créances tandis que les investisseurs et agents immobiliers restent dans l’expectative de ce nouveau plan de redistribution encore flou. Dans son dernier plan annoncé en novembre dernier, le gouvernement Mugabe avait annoncé la saisie d’environ 1.500 fermes, ce qui a provoqué la panique parmi d’éventuels acheteurs de fermes commerciales. Certaines de ces fermes, destinées à la redistribution et achetées aux fermiers blancs par le gouvernement, n’ont pu trouver acquéreurs en raison du manque d’infrastructures, de moyens financiers ou de formation d’agriculteurs noirs pour les rentabiliser. Les journaux indépendants ont également révélé que des fermes initialement destinées à des paysans noirs avaient tout simplement été attribuées à des ministres ou autres hauts fonctionnaires, ce qui a suscité une forte méfiance parmi les donateurs étrangers potentiels à l’égard du pouvoir. D’où la nécessité pour le président Mugabe de tenter de convaincre ces derniers en organisant une conférence en septembre, à une date non encore officiellement annoncée. Le gouvernement affirme avoir besoin de 40 milliards de dollars zimbabwéens (2,2 millions de dollars) pour indemniser les Blancs dont il veut saisir environ cinq millions d’hectares de terres pour les distribuer à quelque 100.000 familles. Il a estimé que c’était à la Grande-Bretagne, l’ancienne puissance coloniale, que revenait la responsabilité d’indemniser les fermiers blancs d’origine britannique. (AFP)
Chute des ventes de produits agricoles, révolte des Zimbabwéens las d’attendre une redistribution des terres toujours détenues par les Blancs malgré 18 ans d’indépendance et corruption: les difficultés s’accumulent pour le président Robert Mugabe, pressé de trouver un soutien financier international pour mener cette entreprise. Des donateurs internationaux tels la Grande-Bretagne, l’Union européenne et les Etats-Unis, sont invités le mois prochain, lors d’une conférence organisée à Harare, à offrir leur aide au plan de distribution des terres élaboré par le gouvernement zimbabwéen. La plupart des donateurs, les 11 millions de Noirs et les 100.000 Blancs issus de l’ancienne Rhodésie et restés dans ce pays passé à la majorité noire en 1980, sont favorables à une réforme foncière au Zimbabwe. Quelque...