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Actualités - Chronologie

Monokini? Jamais ! ... (photo)

Légalement autorisés à voir le jour depuis six ans, les seins restent couverts sur les plages new-yorkaises où les femmes se disent importunées par les regards masculins. Au nom de l’égalité des sexes, la Cour suprême de l’Etat de New York a admis en 1992 que tout le monde avait le droit de se promener torse nu, homme ou femme. Dans les parcs et piscines de la ville de New York, un arrêté municipal interdit les potrines nues pour les personnes de sexe féminin, y compris pour les fillettes de deux ou trois ans fréquentant les piscines, selon le Département des parcs et jardins. Mais si les camisoles transparentes, les robes aux décolletés plongeants ou les soutiens-gorge faisant la poitrine pigeonnante appartiennent à la garde-robe de base des New-Yorkaises, les femmes conservent un haut de maillot de bain, invoquant l’immaturité masculine ou la pudibonderie américaine pour ne pas imiter leurs homologues européennes. «En Europe, tout le monde a les seins à l’air, alors cela n’a pas grande importance», commentait récemment Gina, une étudiante fervente adepte des plages de New York. Ici, «les femmes ne font pas cela», disait-elle, soulignant n’avoir jamais vu de monokini à Jones Beach, l’une des plages les plus populaires, à trois quarts d’heure de Manhattan. Les hommes américains sont «trop salaces» et font une fixation sur les seins, commentait Béatrice Moreland, 32 ans, une Française installée à New York depuis douze ans et qui assure ne jamais porter de soutien-gorge sur les plages françaises. Les hommes américains font «des commentaires dignes d’un adolescent», estimait Mlle Moreland. «J’ai juste envie de me détendre sans me faire mater», expliquait Courtney Lennon, une blonde étudiante de 20 ans qui se faisait récemment bronzer à Jones Beach dans un maillot une pièce. Elle se disait prête à se mettre torse nu, si d’autres femmes en faisaient autant, mais «je n’irai pas me balader comme ça sur la plage», ajoutait-elle. Mais la plupart des femmes excluaient totalement cette possibilité. «Jamais, ce n’est tout simplement pas moi», disait Julie Mistretta, 25 ans. Irene Smith, 22 ans, qui était à Jones Beach avec son compagnon, avait discrètement abaissé ses bretelles de soutien-gorge pour faire bronzer son dos. Mais torse nu? «Non, je ne crois pas. En Europe peut-être, mais pas ici». (AFP)
Légalement autorisés à voir le jour depuis six ans, les seins restent couverts sur les plages new-yorkaises où les femmes se disent importunées par les regards masculins. Au nom de l’égalité des sexes, la Cour suprême de l’Etat de New York a admis en 1992 que tout le monde avait le droit de se promener torse nu, homme ou femme. Dans les parcs et piscines de la ville de New York, un arrêté municipal interdit les potrines nues pour les personnes de sexe féminin, y compris pour les fillettes de deux ou trois ans fréquentant les piscines, selon le Département des parcs et jardins. Mais si les camisoles transparentes, les robes aux décolletés plongeants ou les soutiens-gorge faisant la poitrine pigeonnante appartiennent à la garde-robe de base des New-Yorkaises, les femmes conservent un haut de maillot de bain, invoquant...