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Actualités - Chronologie

La terreur à Prizren

Des paramilitaires serbes, dans des voitures civiles, font régner la terreur dans la ville de Prizren (sud du Kosovo) et ses environs. Ces hommes en civil ou équipés d’éléments d’uniformes, fortement armés, sillonnent les rues de la ville et les routes des alentours à bord de berlines ou de 4x4 sans plaques d’immatriculation. Klaxons bloqués, ils font de grands gestes de la main pour intimer aux automobilistes l’ordre de se ranger sur le bas-côté à leur approche. Tous obtempèrent prestement, y compris les voitures bleues et blanches de la police. Certains portent des calots et de longues barbes. Des journalistes albanais à Prizren assurent qu’ils sont une quarantaine, venus du Serbie il y a environ un mois, à être hébergés dans une caserne de l’armée à la sortie de la ville. Les mêmes journalistes rapportent qu’ils se livrent le soir à des exactions en tout genre, sous l’emprise de l’alcool. Leur distraction favorite, selon ces journalistes, est de se coiffer du chapeau traditionnel albanais en forme de coquille d’œuf et de rouler en ville en criant «UCK! UCK» (acronyme de l’Armée de libération du Kosovo). Des membres de la police serbe régulière dans la ville voisine de Decani ont confirmé la présence à Prizren, mais aussi à Pec, deuxième ville du Kosovo, de tels paramilitaires échappant à la hiérarchie régulière des forces de l’ordre. «Même à nous, ils nous font peur», a confié un policier. «Nous avons pour instruction de ne rien avoir à faire avec eux et de passer au large. Evitez de croiser leur regard ou cela peut vous coûter la vie». Les partis politiques et les associations de défense des droits de l’homme albanais accusent de longue date les paramilitaires serbes d’être actifs au Kosovo, où ils se livreraient selon eux à des pillages et des exactions de toutes natures à la faveur des offensives des forces de l’ordre de Belgrade. Des unités d’irréguliers ont été des acteurs importants de l’épuration ethnique lors de la guerre en Bosnie. (AFP)
Des paramilitaires serbes, dans des voitures civiles, font régner la terreur dans la ville de Prizren (sud du Kosovo) et ses environs. Ces hommes en civil ou équipés d’éléments d’uniformes, fortement armés, sillonnent les rues de la ville et les routes des alentours à bord de berlines ou de 4x4 sans plaques d’immatriculation. Klaxons bloqués, ils font de grands gestes de la main pour intimer aux automobilistes l’ordre de se ranger sur le bas-côté à leur approche. Tous obtempèrent prestement, y compris les voitures bleues et blanches de la police. Certains portent des calots et de longues barbes. Des journalistes albanais à Prizren assurent qu’ils sont une quarantaine, venus du Serbie il y a environ un mois, à être hébergés dans une caserne de l’armée à la sortie de la ville. Les mêmes journalistes...