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Actualités - Chronologie

Le parti de Hun Sen remporte les élections cambodgiennes

L’homme fort du Cambodge, Hun Sen, et son parti au pouvoir ont remporté les élections législatives du 26 juillet, a annoncé mercredi la commission électorale nationale. Selon les résultats officiels, diffusés à la télévision nationale, le Parti du peuple cambodgien (PPC) du second premier ministre a obtenu 2,03 millions de voix, soit 41,4% des 4,9 millions de bulletins validés. Le PPC devance les deux principaux partis d’opposition, le FUNCINPEC royaliste, crédité de 1,55 million de voix (31,7%) et le parti de l’ex-ministre des Finances Sam Rainsy (699.653 voix, soit 14%). C’est la première fois depuis 30 ans que le Cambodge organisait lui-même des élections pluralistes, déterminantes pour la stabilité et l’image du royaume. Il y a cinq ans, le dernier scrutin démocratique avait été organisé sous l’égide de l’ONU et la protection de 16.000 Casques bleus. Toutefois, l’opposition royaliste et libérale s’est plainte de fraude et de «graves irrégularités» durant le scrutin et le dépouillement, qui visaient selon elle à truquer les élections en faveur du parti de Hun Sen. Elle continue de contester la validité des résultats, bien que les élections aient été jugées «libres et honnêtes» par la communauté internationale. Recours de l’opposition La commission électorale nationale et le conseil constitutionnel ont jusqu’au 29 août pour examiner les recours de l’opposition, avant la publication des résultats officiels définitifs. Les autorités électorales n’ont pas donné de répartition en sièges du nouveau Parlement. Mais selon les dernières projections, le parti de Hun Sen enlèverait 64 des 122 sièges de l’Assemblée, le FUNCINPEC 43 et le parti de Sam Rainsy 15. Aucun des 36 autres partis en lice n’a de député. Même si son score est confirmé, le PPC ne pourra gouverner seul. Aux termes de la constitution, un parti doit remporter les deux tiers des 122 sièges, soit 82, pour former à lui seul un gouvernement. Fort de sa victoire, évidente depuis la semaine dernière, Hun Sen a déjà offert à l’opposition de former un gouvernement de coalition, une proposition entérinée par le roi Norodom Sihanouk. Il a plus particulièrement sollicité le dirigeant du FUNCINPEC, le prince Norodom Ranariddh, celui-la même qu’il a évincé du pouvoir il y a un an. Il a laissé la porte entrouverte à Sam Rainsy, un ancien financier, de tendance libérale et nationaliste. Le prince Ranariddh, fils du roi Sihanouk, avait été écarté par la force du poste de co-premier ministre au terme de quatre années de cohabitation acrimonieuse et de rivalité personnelle avec Hun Sen. Les deux chefs de l’opposition ont répondu que toute idée de coalition était «prématurée» avant que les plaintes qu’ils ont déposées n’aient été entendues. Selon certains analystes, la contestation de l’opposition pourrait surtout consister à «faire monter les enchères» avant que les véritables négociations ne s’engagent pour une coalition gouvernementale qui paraît inévitable. (AFP, Reuters)
L’homme fort du Cambodge, Hun Sen, et son parti au pouvoir ont remporté les élections législatives du 26 juillet, a annoncé mercredi la commission électorale nationale. Selon les résultats officiels, diffusés à la télévision nationale, le Parti du peuple cambodgien (PPC) du second premier ministre a obtenu 2,03 millions de voix, soit 41,4% des 4,9 millions de bulletins validés. Le PPC devance les deux principaux partis d’opposition, le FUNCINPEC royaliste, crédité de 1,55 million de voix (31,7%) et le parti de l’ex-ministre des Finances Sam Rainsy (699.653 voix, soit 14%). C’est la première fois depuis 30 ans que le Cambodge organisait lui-même des élections pluralistes, déterminantes pour la stabilité et l’image du royaume. Il y a cinq ans, le dernier scrutin démocratique avait été organisé sous...