2.084 femmes ont été violées en Algérie par des groupes armés en cinq ans, de 1993 à 1998, indique le quotidien «El-Khabar» en citant une «source proche du ministère de l’Intérieur». En plus de ces 2.084 cas de viol enregistrés, le sort de 319 femmes enlevées par les groupes armés n’est toujours pas connu, ajoute le journal en citant la même source. Des centaines de cas de viols sont gardés secrets par les familles, en raison de la coutume qui considère que «la honte éclabousse toute la famille». La presse écrite et la télévision nationale ont fait état de jeunes filles reniées par leur famille après avoir été violées, parfois seulement enlevées, et contraintes à vivre dans des centres d’accueil. La télévision avait réalisé un reportage sur une jeune fille qui avait réussi à s’enfuir après avoir été enlevée et violée par un groupe armé. Reniée par son père, malgré l’opposition de sa mère, la jeune fille a été recueillie par un patriote (civil armé) et vit dans la famille de ce dernier, selon le reportage. Citant sur des textes des premiers temps de l’islam, les groupes armés qualifient les femmes de «sabaya» (butins de guerre et des esclaves sexuelles). C’est en 1997 que le plus grand nombre de viols ont été signalés avec 450 cas, représentant 46,3% du total. 24 cas ont été enregistrés depuis le début de cette année. La région de Blida (50 kilomètres au sud d’Alger), la plus touchée par les violences, est aussi celle où il y a le plus de viols, avec 33% de l’ensemble des 48 départements du pays. 104 femmes ont été enlevées dans la même région. Devant l’ampleur du phénomène, les autorités ont décidé de considérer les femmes violées comme des «victimes du terrorisme», ce qui leur permettrait de bénéficier d’indemnités et de prise en charge médicale et psychologique. (AFP)
2.084 femmes ont été violées en Algérie par des groupes armés en cinq ans, de 1993 à 1998, indique le quotidien «El-Khabar» en citant une «source proche du ministère de l’Intérieur». En plus de ces 2.084 cas de viol enregistrés, le sort de 319 femmes enlevées par les groupes armés n’est toujours pas connu, ajoute le journal en citant la même source. Des centaines de cas de viols sont gardés secrets par les familles, en raison de la coutume qui considère que «la honte éclabousse toute la famille». La presse écrite et la télévision nationale ont fait état de jeunes filles reniées par leur famille après avoir été violées, parfois seulement enlevées, et contraintes à vivre dans des centres d’accueil. La télévision avait réalisé un reportage sur une jeune fille qui avait réussi à s’enfuir après...
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