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Actualités - Chronologie

Danses sataniques

La préfecture de Niamey a décidé d’interdire les danses jugées «obscènes» et «dégradantes» lors des cérémonies de réjouissances, a annoncé un communiqué officiel. Selon les autorités préfectorales nigériennes, ces danses sont contraires «aux préceptes de l’islam» donc «inadmissibles» au Niger où plus de 90% des 8,5 millions d’habitants sont de confession musulmane. La préfecture a précisé que les contrevenants seraient punis par la loi. Les danses visées sont celles où les femmes retroussent leur pagne et remuent fesses et seins au rythme des tam tams ou de la musique jouée par des orchestres locaux. Depuis 1992, les mouvements religieux ont tenté d’interdire ces danses qu’ils jugent «sataniques» notamment dans les régions de Zinder et Maradi (centre du Niger). Des jeunes femmes ont été molestées en public et des musiciens ont affirmé avoir reçu des menaces de mort. Le phénomène a gagné la capitale où les femmes, mariées comme célibataires, s’adonnent à ces danses lors des mariages, baptêmes et autres cérémonies. Un homme a récemment répudié sa femme pour avoir vu par hasard, dans une cassette vidéo, sa femme parmi un groupe de danseuses lors d’un baptême, raconte un témoin. Depuis plusieurs mois, la préfecture de Niamey fait la guerre à tous les phénomènes de société qui «souillent» la religion. La prostitution juvénile, la mendicité et la lutte contre la criminalité sont parmi ses principales cibles. Plusieurs voix s’élèvent également contre la diffusion à la télévision de danses étrangères identiques à celles qui viennent d’être interdites dans la capitale. Récemment, la télévision ivoirienne avait interdit la diffusion de clips montrant le «Mapouka serré», une danse traditionnelle de la région d’Abidjan au cours de laquelle les danseuses, penchées vers l’avant, font admirer les tressaillements de leur postérieur. Sous la pression populaire, cette danse est à nouveau autorisée à l’antenne et fait l’objet de nombreuses démonstrations dans les clubs d’Abidjan. (AFP)
La préfecture de Niamey a décidé d’interdire les danses jugées «obscènes» et «dégradantes» lors des cérémonies de réjouissances, a annoncé un communiqué officiel. Selon les autorités préfectorales nigériennes, ces danses sont contraires «aux préceptes de l’islam» donc «inadmissibles» au Niger où plus de 90% des 8,5 millions d’habitants sont de confession musulmane. La préfecture a précisé que les contrevenants seraient punis par la loi. Les danses visées sont celles où les femmes retroussent leur pagne et remuent fesses et seins au rythme des tam tams ou de la musique jouée par des orchestres locaux. Depuis 1992, les mouvements religieux ont tenté d’interdire ces danses qu’ils jugent «sataniques» notamment dans les régions de Zinder et Maradi (centre du Niger). Des jeunes femmes ont été...