Le dirigeant cubain Fidel Castro est arrivé à la Grenade, dernière étape de sa tournée politico-commerciale dans les Caraïbes. Fidel Castro a été accueilli par le premier ministre Keith Mitchell et quelque 200 curieux, faible mobilisation qui reflète la persistance du différend entre La Havane et St George’s, jadis dans l’orbite du régime cubain. Castro n’a fait aucune déclaration à son arrivée. C’est la première fois que le «lider maximo» se rend sur cette île envahie en 1983 par l’armée américaine, opération qui mit fin à l’expérience marxiste engagée en 1979 après la destitution du premier ministre Eric Gairy. Le gouvernement révolutionnaire du peuple, soutenu par La Havane et contrôlé par le très populaire Maurice Bishop, dirigea le pays durant quatre ans. Renversé en octobre 1979 par une faction dissidente, Bishop fut assassiné six jours plus tard avec trois de ses ministres. Washington déclencha alors l’opération «Urgent fury» pour chasser du pouvoir les putschistes pro-soviétiques. Avant la Grenade et après la Jamaïque, Fidel Castro avait effectué une étape de deux jours à La Barbade, où il a remercié les pays des Caraïbes pour l’aide apportée à Cuba dans sa lutte contre l’embargo américain. Ces pays «ont été des pionniers de la lutte contre le blocus et l’isolation de Cuba», a-t-il dit à l’issue d’une rencontre avec des hommes d’affaires de La Barbade. Le président cubain a également inauguré un monument dédié aux 73 victimes d’un attentat perpétré en 1976 contre un avion de Cubana de Aviacion, qui avait explosé peu après son décollage de La Barbade. Il a accusé quatre exilés cubains, entraînés par la CIA et arrêtés par la suite au Venezuela, d’être responsables de cet attentat. (Reuters)
Le dirigeant cubain Fidel Castro est arrivé à la Grenade, dernière étape de sa tournée politico-commerciale dans les Caraïbes. Fidel Castro a été accueilli par le premier ministre Keith Mitchell et quelque 200 curieux, faible mobilisation qui reflète la persistance du différend entre La Havane et St George’s, jadis dans l’orbite du régime cubain. Castro n’a fait aucune déclaration à son arrivée. C’est la première fois que le «lider maximo» se rend sur cette île envahie en 1983 par l’armée américaine, opération qui mit fin à l’expérience marxiste engagée en 1979 après la destitution du premier ministre Eric Gairy. Le gouvernement révolutionnaire du peuple, soutenu par La Havane et contrôlé par le très populaire Maurice Bishop, dirigea le pays durant quatre ans. Renversé en octobre 1979 par une...
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