Les villes de l’est de la Chine restent en état d’alerte face aux inondations, alors que les autorités s’attendaient à une stabilisation de la crue du Yangtsé, la plus grave depuis 1954, grâce à un ralentissement des précipitations. «Le temps est chaud et sec, il n’a pratiquement pas plus depuis hier soir», a déclaré un résident de Jiujiang, une ville de 400.000 habitants située dans la province orientale du Jiangxi. Mais selon un responsable local, tout danger ne sera véritablement écarté que s’il ne pleut pas au cours des trois jours à venir, un espoir quelque peu contredit par la météo qui prévoit la possibilité d’averses orageuses au cours des prochaines 24 heures sur toutes les villes du bassin du Yangtsé. Dimanche, le niveau de l’eau avait encore monté de deux centimètres à Jiujiang pour atteindre 23 mètres par rapport au lit du fleuve. Le gros de la crue, qui a déjà passé Wuhan et Jiujiang, se dirige désormais vers la province de l’Anhui et surtout la grande ville de Nankin, (4,5 millions d’habitants). Dans un entretien avec le ministre français de l’Agriculture, Louis Le Pensec, le vice-premier ministre chinois Wen Jiabao a confirmé «la très grande gravité» des inondations du bassin du Yangtsé, les plus importantes depuis celles de 1954 qui avaient fait 30.000 victimes. Selon une source officielle, les inondations des trois derniers mois ont fait 1.200 morts, soit le double du bilan de l’ensemble de l’an dernier. Ce bilan ne tient toutefois pas compte des victimes des sept derniers jours. Après la pluie, encore la pluie Dimanche, les autorités chinoises ont averti la population que plusieurs typhons risquaient de venir s’ajouter aux fléaux que connaît déjà le pays sous la forme d’inondations. Six ou sept typhons pourraient atteindre la Chine au cours des trois mois à venir, écrit l’agence Chine-Nouvelle, citant des météorologues. Les provinces et les villes côtières ont reçu la consigne de se préparer à de graves inondations et autres catastrophes durant la saison des typhons, qui prend fin généralement vers la mi-septembre, précise Chine-Nouvelle. Huit ou neuf typhons frappent habituellement les zones côtières de la Chine chaque année mais cette année, jusqu’à présent, le pays n’a essuyé qu’une tempête tropicale, le 9 juillet. Toujours en Chine mais aussi ailleurs dans le monde, inondations, séismes, glissements de terrain, canicules, incendies et même noyades et piqûres de scorpions rendent la période estivale dans l’hémisphère nord particulièrement meurtrière. l Un séisme de forte magnitude a frappé la région chinoise du Xinjiang, faisant au moins deux blessés et provoquant l’effondrement de plusieurs maisons. La secousse tellurique mesurait 6 sur l’échelle Richter. Il n’a été fait état d’aucun décès et il est encore trop tôt pour évaluer l’ampleur réelle des dégâts dans cette région à prédominance musulmane, située dans le nord-ouest du pays. l La Corée du Sud a annoncé que le bilan des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le pays était passé à vingt morts et que 71 personnes étaient toujours portées disparues. Les dégâts ont été évalués à plus de 36,2 milliards de wons (29,4 millions de dollars). l Dix personnes ont été tuées dans une vallée de l’ouest du Yémen inondée par des pluies torrentielles. Les victimes étaient en route, à bord d’un taxi collectif, vers la ville portuaire de Hodeida, sur la mer Rouge, lorsque leur véhicule a été bloqué par les eaux, dans la vallée de Siham, à 200 kilomètres à l’ouest de Sanaa. Seul le chauffeur du taxi, un break pouvant accueillir neuf personnes, a survécu. l Au moins trente personnes ont été tuées et quarante-cinq autres blessées dans un glissement de terrain survenu dans le nord de l’Iran, a rapporté l’agence officielle IRNA. Selon l’agence, le glissement a été provoqué par «une brusque et violente tempête qui a duré une quinzaine de minutes et provoqué un véritable déluge». «Des millions de tonnes de terre se sont abattues brusquement sur des dizaines de voitures et de camions sur la route montagneuse de Massouleh», une localité touristique située près de Rachi, chef-lieu de la province du Ghilan, sur la côte de la mer Caspienne, a précisé IRNA, citant des témoins. Le glissement de terrain a coïncidé avec un séisme d’une magnitude 4,6 sur l’échelle de Richter, qui a frappé cette région. La secousse, survenue à 17h45 heure locale (16h15 heure de Beyrouth), a touché la région d’Assalem, située à l’ouest de la province de Ghilan, et a été ressentie également dans la région d’Ardébil, au nord de cette province. l Quatre personnes ont été tuées piquées par des scorpions et cinq autres se sont noyées dans le sud-est anatolien où sévit depuis une dizaine de jours une température atteignant parfois 40 degrés, rapporte le quotidien populaire turc «Hurriyet». Par ailleurs, cinq personnes, dont quatre adolescents, se sont noyées dans des rivières, à Mus et Gaziantep. Samedi, deux autres personnes avait trouvé la mort en raison de la canicule à Izmir, une ville située au nord-ouest d’Ankara, où sévit depuis plusieurs jours une température d’au moins 35 degrés. l Trente-huit personnes sont mortes noyées sur les plages algériennes depuis le début de l’été, a indiqué le directeur de la prévention de la protection civile, M. Zoghbi, dans un entretien dimanche au quotidien «El-Khabar». M. Zoghbi a estimé que le nombre de morts est en augmentation par rapport à l’année dernière au cours de laquelle il a été enregistré 41 décès durant toute la saison estivale. l Plus de 160.000 hectares de taïga sont désormais en feu dans l’extrême-orient russe, dont 132.000 hectares dans la seule région de Khabarovsk, rapporte l’agence ITAR-TASS, citant les services forestiers et le ministère russe aux Situations d’urgence. Plus de 1.700 personnes et 400 engins sont mobilisés dans la lutte contre ces incendies, mais l’épais nuage de fumée qui couvre la région depuis trois semaines empêche l’emploi de l’aviation. Dans de nombreuses zones reculées, indique l’agence, rien ne peut être entrepris, faute de moyens, pour éteindre les foyers. La fumée et les produits de combustion dont est chargé l’air provoquent par ailleurs allergies et malaises chez les habitants. (AFP, Reuters)
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