Sanaa envisage un arbitrage dans son conflit frontalier avec Ryad
le 03 août 1998 à 00h00
Le Yémen pourrait solliciter un arbitrage pour règler son conflit frontalier avec l’Arabie Séoudite, a déclaré le président yéménite Ali Abdallah Saleh, cité par l’agence officielle SABA. «Si nous ne parvenons pas à une entente, nous pourrions recourir à l’arbitrage, c’est ce qui a été prévu par l’accord de Taëf et la lettre d’intention signée par les deux pays», a déclaré M. Saleh dans une interview à une radio étrangère dont le texte a été publié par l’agence yéménite. Le président yéménite n’a pas précisé la partie qui serait chargée d’arbitrer le conflit qui a dégénéré le 19 juillet en un affrontement armé sur une île en mer Rouge, faisant trois morts dans les rangs des soldats yéménites. Un bon départ Il a ajouté que les visites mutuelles des ministres des Affaires étrangères d’Arabie Séoudite, Séoud el-Fayçal, et du Yémen, Abdel Kader Bajammal, en juillet, «constituaient un bon départ» pour aboutir à un règlement du conflit. Le Yémen et l’Arabie Séoudite avaient annoncé, à la suite de la visite du prince Saoud à Sanaa, s’être mis d’accord pour éviter tout recours à la force. Ryad revendique «les trois quarts» de l’île de-Douwaima, située à quelques centaines de mètres du littoral de la péninsule arabique, alors que Sanaa en réclame la totalité. Ce territoire est partagé par les forces des deux pays. Sanaa et Ryad sont convenus en 1995, à la suite d’une série d’escarmouches, de renouveler un accord territorial signé en 1934 dans la ville séoudienne de Taëf, et d’entamer des négociations pour délimiter l’ensemble de la frontière. Par l’accord de Taëf, le Yémen a cédé à son puissant voisin du nord les provinces d’Assir, de Najrane et de Jizane, mais les deux pays doivent encore démarquer leur frontière terrestre et s’entendre sur la frontière maritime. Le Yémen et l’Erythrée avaient soumis un conflit qui les oppose sur l’archipel des Hansih, à l’entrée sud de la mer Rouge, à un tribunal arbitral agréé par les deux pays et installé en 1997, deux ans après des affrontements armés qui les ont opposés dans les îles contestées, dont la souveraineté n’est établie par aucun traité international. (AFP)
Le Yémen pourrait solliciter un arbitrage pour règler son conflit frontalier avec l’Arabie Séoudite, a déclaré le président yéménite Ali Abdallah Saleh, cité par l’agence officielle SABA. «Si nous ne parvenons pas à une entente, nous pourrions recourir à l’arbitrage, c’est ce qui a été prévu par l’accord de Taëf et la lettre d’intention signée par les deux pays», a déclaré M. Saleh dans une interview à une radio étrangère dont le texte a été publié par l’agence yéménite. Le président yéménite n’a pas précisé la partie qui serait chargée d’arbitrer le conflit qui a dégénéré le 19 juillet en un affrontement armé sur une île en mer Rouge, faisant trois morts dans les rangs des soldats yéménites. Un bon départ Il a ajouté que les visites mutuelles des ministres des Affaires...
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