Bien qu’il n’affectionne pas l’exercice, Marco Pantani va disputer samedi le plus important contre-la-montre de sa carrière entre Montceau-les-Mines et le Creusot. Au terme de 52 kilomètres d’efforts solitaires, le petit Italien saura s’il a détrôné le grand Jan Ullrich et peut rejoindre dans l’Histoire son illustre compatriote Fausto Coppi, dernier coureur de la péninsule à avoir réussi le doublé Giro-Tour. Le leader des Mercatone Uno s’est assuré dans les Alpes une confortable avance sur son premier rival, Ullrich: 5’56’’ séparent les deux hommes. «J’ai une confortable avance et il faudra un très grand numéro d’Ullrich pour me reprendre le maillot», a commenté le coureur de Cesenatico. Sans pécher par excès de confiance, le grimpeur italien semble prêt à disputer un contre-la-montre comme il n’en a jamais couru. Pas même celui qui lui assura le sacre dans le Tour d’Italie au mois de mai. Ce jour-là, il termina premier — un exploit inédit pour lui — devant le Russe Pavel Tonkov. Le maillot jaune, conquis au sommet des Deux-Alpes après l’une des plus belles étapes du Tour de France, devrait donner à Pantani une motivation supplémentaire. Pourtant, le surdoué de la montagne devra se méfier du prodige des chronos. Ullrich a gagné cinq étapes du Tour de France, dont trois contre-la-montre, à Saint-Emilion (1996), Saint-Etienne (1997) et Corrèze (1998). En une heure d’efforts, il peut changer le sort d’un Tour simplement parce qu’il est le meilleur rouleur de sa génération. D’autant que le parcours, beaucoup moins technique que celui de Corrèze, devrait l’avantager. Ullrich peut-il reprendre six minutes à Pantani? En théorie oui. Mais l’Allemand ne veut pas y croire. «Je sais que le Tour est joué. Pantani était le plus fort», affirmait-il après l’arrivée à Albertville où l’Italien l’avait laissé remporter l’étape d’un boyau. Pour l’instant, Ullrich n’est que troisième au classement général et l’ordre du podium parisien reste particulièrement incertain. L’Américain Bobby Julich, deuxième à 5’42’’, peut vouloir défendre sa position. Il a démontré sur les routes sinueuses et vallonnées du centre de la France qu’il était un remarquable candidat dans les exercices solitaires. Pour son deuxième Tour de France, le coureur du Colorado voulait finir dans les dix premiers. Il se voit offrir l’occasion d’accéder aux honneurs. Il pourrait même suivre l’exemple de son modèle Greg Lemond qui, en 1989, avait remporté le Tour à l’issue d’un contre-la-montre mythique où il termina avec neuf secondes d’avance sur Laurent Fignon sur les Champs-Elysées. (Reuters)
Bien qu’il n’affectionne pas l’exercice, Marco Pantani va disputer samedi le plus important contre-la-montre de sa carrière entre Montceau-les-Mines et le Creusot. Au terme de 52 kilomètres d’efforts solitaires, le petit Italien saura s’il a détrôné le grand Jan Ullrich et peut rejoindre dans l’Histoire son illustre compatriote Fausto Coppi, dernier coureur de la péninsule à avoir réussi le doublé Giro-Tour. Le leader des Mercatone Uno s’est assuré dans les Alpes une confortable avance sur son premier rival, Ullrich: 5’56’’ séparent les deux hommes. «J’ai une confortable avance et il faudra un très grand numéro d’Ullrich pour me reprendre le maillot», a commenté le coureur de Cesenatico. Sans pécher par excès de confiance, le grimpeur italien semble prêt à disputer un contre-la-montre comme il...
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