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Actualités - Chronologie

Offensive diplomatique roumaine sur le Kosovo

La Roumanie a multiplié ses démarches diplomatiques visant à trouver une solution politique à la crise au Kosovo, faisant valoir que sa proximité de la zone en conflit et ses bonnes relations avec les pays des Balkans sont un atout important. Le ministre des Affaires étrangères Andrei Plesu devait se rendre ainsi en Albanie, quelques jours seulement après une visite en Macédoine du ministre de la Défense Victor Babiuc. «La Roumanie a des relations traditionnelles d’amitié avec tous les pays de la région, ce qui permet de mener des discussions ouvertes et constructives sur le Kosovo», a déclaré le porte-parole du ministère roumain des Affaires étrangères Mme Anda Filip. Depuis le début du conflit, Bucarest a plaidé en faveur du maintien de l’intégrité territoriale de la Yougoslavie (RFY - Serbie et Monténégro), insistant néanmoins pour l’octroi d’une autonomie accrue à la communauté albanaise de cette région du sud de la Serbie. Considérée comme proche de Belgrade lors de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie, la Roumanie a franchi un pas lors du déclenchement de la crise au Kosovo, en dénonçant sans réserve les «mesures de répression violentes» des autorités serbes contre les Albanais et en appelant le président Slobodan Milosevic à «engager un dialogue constructif» avec ces derniers. Bucarest a par ailleurs exprimé sa «disponibilité» à participer à une éventuelle force internationale de paix dans cette région, au cas où une telle demande lui serait adressée. Bucarest «encouragé» Alors que l’offensive diplomatique de la Roumanie risque d’être interprétée comme une tentative de s’approprier le rôle de médiateur au Kosovo, Mme Filip a souligné que cette action «s’inscrit dans le cadre des efforts de la communauté internationale et du partenariat stratégique roumano-américain visant à un arrêt des hostilités». Selon les autorités roumaines, Bucarest a d’ailleurs été «encouragé» à adopter une position plus active à cet égard lors de la récente visite du président Emil Constantinescu aux Etats-Unis. «Washington a souligné que la Roumanie peut jouer un rôle important dans le règlement de cette crise, grâce notamment à sa position géostratégique», a déclaré Mme Filip. L’agenda de la visite de M. Plesu à Tirana inclut outre des entretiens avec le président albanais Rexhep Meidani, avec le premier ministre Fatos Nano et le ministre des Affaires étrangères Paskal Milo, une rencontre avec l’ambassadeur des Etats-Unis en Albanie, Mme Marisa Lino. L’expérience de la Roumanie sur les problèmes de minorités constitue, selon Bucarest, un atout supplémentaire. «La Roumanie veut prouver que les questions liées aux minorités peuvent être réglées autrement que par la violence», a souligné le ministère des Affaires étrangères. Bucarest a notamment conclu des traités d’amitié avec la Hongrie et l’Ukraine, ce qui lui a permis d’exaucer les principales revendications des minorités respectives. Le risque d’une extension du conflit au Kosovo a en outre déterminé le Conseil suprême de défense, dirigé par le président Constantinescu, à «réactualiser la stratégie de sécurité nationale, afin de permettre à ce pays de faire face à des situations de crise». Cette stratégie, qui s’inscrit également dans la volonté de la Roumanie d’intégrer l’OTAN, sera soumise au Parlement en septembre. (AFP)
La Roumanie a multiplié ses démarches diplomatiques visant à trouver une solution politique à la crise au Kosovo, faisant valoir que sa proximité de la zone en conflit et ses bonnes relations avec les pays des Balkans sont un atout important. Le ministre des Affaires étrangères Andrei Plesu devait se rendre ainsi en Albanie, quelques jours seulement après une visite en Macédoine du ministre de la Défense Victor Babiuc. «La Roumanie a des relations traditionnelles d’amitié avec tous les pays de la région, ce qui permet de mener des discussions ouvertes et constructives sur le Kosovo», a déclaré le porte-parole du ministère roumain des Affaires étrangères Mme Anda Filip. Depuis le début du conflit, Bucarest a plaidé en faveur du maintien de l’intégrité territoriale de la Yougoslavie (RFY - Serbie et...