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Actualités - Chronologie

Fantastique king

Stephen King reste l’un des filons les plus productifs du cinéma fantastique américain comme l’atteste «The Night Flier», premier film d’un cinéaste américain de 32 ans. En dépit des multiples adaptations qu’a suscitées son œuvre, King n’a pas la réputation d’être aisément transposable. «Shining», pourtant réalisé par Stanley Kubrick, était loin de l’avoir satisfait. Mais Kubrick fait du Kubrick. «Un certain nombre de réalisateurs n’ont pas su capter l’esprit de King. Kubrick a fait son ‘Shining’, pas celui de Stephen King», a observé le réalisateur Mark Pavia. Ce fut donc un rêve éblouissant quand le King proposa à Pavia de faire ses premières armes dans le long métrage avec «The Night Flier». Film d’horreur Mais c’est le cinéaste qui avait fait le premier pas en lui envoyant un court métrage (assez long tout de même, 40 minutes), intitulé «Drag», déjà un film d’horreur. La vocation de Mark Pavia, 32 ans, était bien enracinée. A huit ans, il tourne son premier film en super 8, une adaptation de deux minutes de «Dracula». Précocité qui rappelle celle de Steven Spielberg, dont «Les dents de la mer» ont eu une incidence décisive dans son entrée dans la carrière. «Je voulais un jour ou l’autre adapter un ouvrage de Stephen King mais je ne m’attendais pas bien sûr à ce que soit le cas dès mon premier film», a poursuivi Pavia. Ce dernier n’était pas le premier arrivé sur le projet «Night Flier», dont la source est une nouvelle d’une quarantaine de pages. Mais il a emporté un morceau où d’autres s’étaient cassé les dents. «Je voulais un film brut, sombre, renouant avec les premières adaptations de King, comme «Carrie» (de Brian de Palma ou «Dead Zone» de David Cronenber», se souvient Pavia. Le «Night Flier» est une sorte d’incarnation du Mal qui vole à bord d’un Cessna noir. Mais il devient vraiment mortel quand il atterrit. Alors c’est le massacre, comme dans la scène finale du film où il envoie ad patres (aux enfers en fait) tout un aéroport. De petite taille mais un aéroport quand même. Un photographe travaillant pour un immonde torchon (interprété par Miguel Ferrer, le fils de José) le pourchasse. Mal lui en prend puisque c’est lui qui, à la fin de l’histoire, fera la une du tabloïd. Et les photos de son cadavre auront été prises par une jeune journaliste arriviste (Julie Entwistle), son équipière forcée. «Je voulais aussi montrer la destruction de l’innocence», dit Pavia. «Et je voulais mettre les gens en état de choc». C’est réussi. La scène finale révèle un véritable carnage, qui renvoie bizarrement à d’autres massacres, bien réels et bien contemporains ceux-là. «J’aime bien que l’on donne différentes interprétations de mon film. Je trouve cela toujours très intéressant», a réagi Pavia. La MPAA (Motion Pictures Association of America) a demandé à Pavia de retrancher une demi-minute de cette séquence finale, correspondant au moment où le reporter est abattu par la police. «C’est toujours amusant d’anticiper les réactions du public et le genre du fantastique s’y prête bien. Il permet en outre de montrer l’aspect sombre de la nature humaine, de la façon la plus visuelle qui soit». Le prochain film de Pavia pourrait être produit par un grand studio US. «Mais pas forcément», Prévient-il. Plusieurs projets sont sur la table: un film de zombies, un projet personnel appelé «Slice», hommage aux «scary movies» des années 70... et même un «Night Flier 2». «Il faut choisir son deuxième film avec beaucoup de soin, beaucoup de sagacité. Maintenant je me suis fait remarquer et on m’attend au tournant». Dans le fantastique et l’horreur, Pavia se sent comme un poisson dans l’eau. «Mais j’essaie dans la mesure du possible d’apporter un élément humain à l’histoire comme le faisaient John Carpenter ou William Friedkin dans «L’exorciste» ». «The Night Flier» est sorti en février aux Etats-Unis mais on ne le verra qu’en juillet prochain en France. (Reuters)
Stephen King reste l’un des filons les plus productifs du cinéma fantastique américain comme l’atteste «The Night Flier», premier film d’un cinéaste américain de 32 ans. En dépit des multiples adaptations qu’a suscitées son œuvre, King n’a pas la réputation d’être aisément transposable. «Shining», pourtant réalisé par Stanley Kubrick, était loin de l’avoir satisfait. Mais Kubrick fait du Kubrick. «Un certain nombre de réalisateurs n’ont pas su capter l’esprit de King. Kubrick a fait son ‘Shining’, pas celui de Stephen King», a observé le réalisateur Mark Pavia. Ce fut donc un rêve éblouissant quand le King proposa à Pavia de faire ses premières armes dans le long métrage avec «The Night Flier». Film d’horreur Mais c’est le cinéaste qui avait fait le premier pas en lui envoyant un...