Rechercher
Rechercher

Actualités - CHRONOLOGIE

Irak : satisfecit de Bill Clinton à Kofi Annan

Le président américain Bill Clinton a donné à Washington un satisfecit bienvenu au secrétaire général de l’ONU Kofi Annan qui a désamorcé la crise irakienne sur les inspections, mais il a aussi averti que les Etats-Unis resteraient vigilants face à Saddam Hussein. M. Annan, qui a entamé mercredi une visite de 24 heures dans la capitale américaine, a ajouté au dernier moment à son programme une visite surprise au Congrès, où il devait rencontrer l’influent sénateur Jesse Helms, un des plus critiques vis-à-vis de l’action de l’ONU. Kofi Annan «mérite beaucoup de gratitude de la part des Etats-Unis et des Américains pour le travail qui a été fait», a dit à la presse le président Clinton au début d’un entretien de plus d’une heure à la Maison-Blanche avec le secrétaire général de l’ONU. M. Clinton s’est dit «satisfait de l’accord» conclu par M. Annan avec le président irakien Saddam Hussein pour permettre l’inspection, selon des modalités spéciales, de huit sites présidentiels par des experts de l’ONU à la recherche d’armes de destruction massive. «Tout ça est encourageant», a-t-il déclaré à la presse avant son entrevue à la Maison-Blanche avec M. Annan. Le président américain a laissé entendre que les processus d’inspections pourraient prendre fin si Bagdad respecte ses engagements. «Alors nous serons capables de faire ce que les Etats-Unis ont toujours voulu faire, à savoir achever le processus d’inspection», a-t-il dit. M. Annan est venu chercher à Washington un «soutien politique» à l’accord qu’il a signé le 23 février à Bagdad, avait indiqué un porte-parole de l’ONU avant ce déplacement. Des tensions étaient en effet apparues récemment entre Washington et M. Annan à propos de l’application de l’accord jugée parfois trop favorable à Bagdad au détriment de l’UNSCOM, dont «l’intégrité» est farouchement défendue par Washington. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, a ainsi opposé un non ferme à la suggestion d’ajouter un adjoint russe au chef de l’UNSCOM, Richard Butler, pour «rééquilibrer» la Commission. M. Butler a déjà un adjoint américain. Les arriérés US à l’ONU Un haut responsable qui a requis l’anonymat a indiqué que le président Clinton avait soulevé la question et affirmé qu’il était opposé à des «changements de structures» au sein de l’UNSCOM qui «marchait bien». Selon ce responsable, M. Annan a écouté, mais n’a pas répondu. M. Clinton a aussi réaffirmé que les résolutions de l’ONU donnaient déjà aux Etats-Unis «l’autorité de prendre les actions nécessaires» si l’Irak violait ses engagements. Il a cependant concédé que «bien sûr» Washington consulterait ses partenaires au sein du Conseil de Sécurité, une exigence d’une majorité des membres du Conseil opposés à toute frappe automatique et que M. Annan a publiquement relayée. A l’issue de son entretien, M. Annan a nié tout «désaccord» entre lui-même et M. Clinton sur ce sujet. Le secrétaire général de l’ONU devait ensuite se rendre au Congrès, avant une série d’entretiens avec le secrétaire d’Etat Madeleine Albright. M. Clinton, parlant lors d’une cérémonie organisée à la Maison-Blanche pour la journée internationale des Femmes, a appelé le Congrès à autoriser le paiement des arriérés à l’ONU. «Si les Etats-Unis veulent continuer à exercer un rôle dirigeant au 21e siècle pour le bénéfice de son peuple, nous devons payer nos arriérés à l’ONU et assumer nos responsabilités», a-t-il dit. Il a ajouté qu’il «faisait le maximum» pour que ce projet de loi soit accepté par le Congrès. Les Etats-Unis doivent 1,7 milliard de dollars aux Nations Unies et risquent de perdre automatiquement leur droit de vote à l’Assemblée générale s’ils ne payent pas «avant la fin de l’année», selon un haut responsable américain. La bonne entente régnant entre MM. Annan et Clinton s’est manifestée quand le secrétaire général de l’ONU est venu au secours du président américain qui tentait d’esquiver les questions de la presse sur l’affaire Lewinsky. «Je souhaite que vous vous concentriez sur mes dossiers. Après tout, je ne viens pas tous les jours», a-t-il dit aux journalistes. (AFP)

Le président américain Bill Clinton a donné à Washington un satisfecit bienvenu au secrétaire général de l’ONU Kofi Annan qui a désamorcé la crise irakienne sur les inspections, mais il a aussi averti que les Etats-Unis resteraient vigilants face à Saddam Hussein. M. Annan, qui a entamé mercredi une visite de 24 heures dans la capitale américaine, a ajouté au dernier moment à...