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Actualités - Chronologie

Indemnité suicide

Dans une décision sans précédent au Japon, le bureau d’assurances de la préfecture de Chiba (est de Tokyo) a décidé que le suicide d’un employé municipal dans un hôtel à Genève en 1993, alors qu’il accompagnait un voyage de responsables, est dû au stress du travail et donne droit à des indemnités pour sa veuve. La description par les journaux des circonstances qui ont poussé cet employé de 37 ans à se pendre donne une idée des relations subalternes-supérieurs qui peuvent s’établir dans la société japonaise. Cet employé — dont le nom n’est pas divulgué — avait la charge de guider un groupe de 43 officiels de cette préfecture en voyage d’«inspection» en Italie et en Suisse. Il est rapidement devenu leur souffre-douleur, accablé de critiques et de demandes chaque fois que le voyage ne se déroulait pas comme prévu, ont établi les enquêteurs. Il s’est d’abord vu reprocher que certains n’avaient pu voir le film au cours du vol, assis trop près de l’écran. Arrivé à Rome, il a été violemment interpellé parce que l’autobus transportant le groupe ne partait pas assez vite. Au cours d’un arrêt pendant la traversée des Alpes, il a dû longuement rechercher dans le froid un membre du groupe qui s’était égaré. A Genève, il a une nouvelle fois été violemment pris à parti après avoir annoncé qu’un déjeuner était retardé d’une demi-heure. L’employé s’est alors excusé en se traînant par terre devant chaque membre du groupe. Peu de temps après, il se pendait dans sa chambre. Son épouse avait déposé plainte en 1994 devant le fonds d’assurance des travailleurs de la préfecture, estimant que ce décès était lié à son travail. Elle a été déboutée, mais en appel, les enquêteurs du bureau d’assurances ont estimé que l’employé avait été victime d’une dépression nerveuse, suite au harcèlement par les membres du groupe. Ils ont décidé que cela équivalait à un accident sur les lieux du travail et donnait droit à des indemnités. (AFP)
Dans une décision sans précédent au Japon, le bureau d’assurances de la préfecture de Chiba (est de Tokyo) a décidé que le suicide d’un employé municipal dans un hôtel à Genève en 1993, alors qu’il accompagnait un voyage de responsables, est dû au stress du travail et donne droit à des indemnités pour sa veuve. La description par les journaux des circonstances qui ont poussé cet employé de 37 ans à se pendre donne une idée des relations subalternes-supérieurs qui peuvent s’établir dans la société japonaise. Cet employé — dont le nom n’est pas divulgué — avait la charge de guider un groupe de 43 officiels de cette préfecture en voyage d’«inspection» en Italie et en Suisse. Il est rapidement devenu leur souffre-douleur, accablé de critiques et de demandes chaque fois que le voyage ne se...