Les fumeurs qui ne peuvent arrêter la cigarette ont probablement un gène qui les pousse à aimer démesurément la nicotine, ont estimé des médecins américains. Cette découverte serait de nature à expliquer pourquoi il est plus facile pour certaines personnes d’arrêter de fumer que pour d’autres, déclare Margaret Spitz, chef du département épidémiologie au centre de cancérologie M.D. Anderson à Houston (Texas). «Même après des années de tabac, certains individus peuvent s’en défaire alors que d’autres n’y arrivent pas, malgré tous leurs efforts. Cette étude nous éclaire sur les raisons de cet état de fait», a-t-elle dit lors d’une conférence de presse. Tout simplement, «ils sont dopés par le plaisir de fumer. Ils auront de plus en plus de plaisir à fumer et il leur sera d’autant plus difficile d’arrêter», ajoute-t-elle. Ce gène existe d’une manière générale chez 10% des personnes, et chez près d’un tiers de fumeurs, selon une étude menée pendant trois ans au centre M.D. Anderson. Selon Margaret Spitz, ce gène contrôle la façon dont la nicotine stimule la production de dopamine, substance chimique qui transmet des messages entre cellules nerveuses dans le cerveau. Les recherches ont montré que la nicotine, l’alcool et les stupéfiants créent un certain plaisir en produisant de la dopamine. C’est le même gène qui contribue à la dépendance vis-à-vis de l’alcool, de la drogue ou de la nourriture (boulimie). Selon Margaret Spitz, des recherches complémentaires devront être effectuées pour confirmer ces découvertes, qui pourraient déboucher sur la mise au point de nouveaux médicaments, plus efficaces, pour cesser de fumer. «Plus nous en saurons sur le lien entre biologie et nicotine, plus nous aurons de chance de permettre aux fumeurs d’arrêter, explique-t-elle. (Reuters)
Les fumeurs qui ne peuvent arrêter la cigarette ont probablement un gène qui les pousse à aimer démesurément la nicotine, ont estimé des médecins américains. Cette découverte serait de nature à expliquer pourquoi il est plus facile pour certaines personnes d’arrêter de fumer que pour d’autres, déclare Margaret Spitz, chef du département épidémiologie au centre de cancérologie M.D. Anderson à Houston (Texas). «Même après des années de tabac, certains individus peuvent s’en défaire alors que d’autres n’y arrivent pas, malgré tous leurs efforts. Cette étude nous éclaire sur les raisons de cet état de fait», a-t-elle dit lors d’une conférence de presse. Tout simplement, «ils sont dopés par le plaisir de fumer. Ils auront de plus en plus de plaisir à fumer et il leur sera d’autant plus difficile...
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