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Actualités - Chronologie

Bagdad estime que Washington et Londres ont subi un revers

Un responsable irakien a estimé mercredi que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient subi «un revers» à l’ONU en ne réussissant pas à obtenir un aval pour une attaque automatique contre l’Irak. «Ils n’ont pas réussi à réaliser leurs desseins et à obtenir un aval pour une attaque contre l’Irak», a indiqué ce responsable à l’AFP sous le couvert de l’anonymat. «La résolution 1154 a rejeté le recours à la force qui était souhaité par les Etats-Unis», a indiqué ce responsable en accusant Washington de «vouloir torpiller l’accord» conclu le 23 février entre l’Irak et l’ONU sur l’inspection des sites dits présidentiels. «Notre intérêt est de travailler à l’application de cet accord pour aboutir à la fin de l’embargo», a affirmé ce responsable, ajoutant que son pays «ne devait pas polémiquer avec les Etats-Unis qui cherchent des prétextes pour torpiller l’accord» sur les inspections. Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz s’est de nouveau engagé lundi à respecter l’accord qu’il a signé avec M. Annan, «quelle que soit la résolution du Conseil de Sécurité». Les plans US d’attaque Il a aussi affirmé que l’Irak était disposé à avoir «un dialogue constructif et civilisé» avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Sur un autre plan, le Washington Times a rapporté qu’un espion a transmis à Bagdad des informations du Pentagone sur les plans d’une éventuelle attaque américaine contre l’Irak. L’espion, dont le nom est connu de la sûreté fédérale (FBI), a informé un haut responsable des services de renseignement irakiens, Salah al-Hadithi, précise le journal, qui cite de hauts responsables ayant requis l’anonymat. Selon ces responsables, l’informateur a notamment indiqué que l’attaque durerait cinq jours et que les informations obtenues sur celle-ci provenaient d’une source à Washington, régulièrement informée par le Pentagone, ajoute le Washington Times. Le FBI a refusé mardi de répondre à des questions sur cette information. Si ces informations se vérifiaient, «il s’agirait d’une question de la plus haute gravité et je me refuse à plus ample commentaire», a pour sa part déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry. «Si l’Irak a payé cher pour de telles informations», a pour sa part commenté le porte-parole du Pentagone Kenneth Bacon, «cela ne me semble pas être un bon investissement». «Ces informations ont été publiées à la une de tous les journaux du pays depuis février. De plus, il s’agit d’informations qui se sont révélées fausses», a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que le Pentagone serait inquiet s’il s’avérait que des renseignements aient été transmis à un pays étranger. Le FBI avait commencé à enquêter peu après avoir appris que les Irakiens étaient informés fin janvier du fait que l’attaque pourrait avoir lieu dans les deux semaines et comprendre des frappes massives par des missiles et bombes «intelligentes», affirme le journal. L’agent est qualifié de «personne des Etats-Unis» (US person), ce qui dans le jargon du renseignement recouvre les Américains et les résidents étrangers, ajoute le quotidien conservateur. Le directeur adjoint du FBI, John Lewis, a été informé de l’affaire le 2 février et le centre de contre-espionnage de la centrale américaine de renseignement (CIA) a également été averti. (AFP)
Un responsable irakien a estimé mercredi que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient subi «un revers» à l’ONU en ne réussissant pas à obtenir un aval pour une attaque automatique contre l’Irak. «Ils n’ont pas réussi à réaliser leurs desseins et à obtenir un aval pour une attaque contre l’Irak», a indiqué ce responsable à l’AFP sous le couvert de l’anonymat. «La résolution 1154 a rejeté le recours à la force qui était souhaité par les Etats-Unis», a indiqué ce responsable en accusant Washington de «vouloir torpiller l’accord» conclu le 23 février entre l’Irak et l’ONU sur l’inspection des sites dits présidentiels. «Notre intérêt est de travailler à l’application de cet accord pour aboutir à la fin de l’embargo», a affirmé ce responsable, ajoutant que son pays «ne devait pas...