Organisateur du premier festival franco-libanais du film documentaire, Dominique Chas-tres, cadre «audiovisuel» de la Mission culturelle française, est, dit-il, «un représentant du cinéma français à Beyrouth». A ce titre, il dénonce l’immobilisme du cinéma francophone ici. «Depuis la guerre, les productions américaines règnent sur 95% des salles alors qu’avant les événements, les gens faisaient la queue devant les cinémas de Hamra pour voir le dernier Truffaut, Chabrol, Godard...Le bilan actuel est lamentable. Bien sûr une grande partie des cinéphiles francophones est à l’étranger. Les majors américaines, très puissantes, exercent des pressions sur les distributeurs libanais. Mais on peut réagir», affirme Dominique Chastres. «Il faut reconstituer cette tranche d’amateurs de bons films français». La Mission culturelle s’y attelle à travers les manifestations ponctuelles qu’elle organise (Cannes Junior dont la troisième édition se tiendra en mai prochain, ciné-clubs et avant-premières...). Sans oublier d’autres initiatives, comme le Festival du Cinéma Européen «qui a fait 10.000 entrées en une petite semaine»... Mais cela ne suffit pas, si les distributeurs n’y mettent pas du leur, déclare-t-il en substance. «Ils sont après tout des marchands culturels. Pourrait-on m’expliquer pourquoi d’excellents films comme «Farinelli» ou «Ridicule» (qui a obtenu six oscars l’an dernier) ne sont pas sortis au Liban?» M. Chastres estime «qu’ il y a pourtant des stratégies qui peuvent être mises en place pour redonner au public libanais des films français de qualité. La solution peut venir des complexes multi-salles. On peut avoir des programmations à la semaine, à l’heure, dans les écoles, réserver une petite salle au cinéma d’art et d’essai...». Ce serait là une entreprise de longue haleine. Mais le service de coopération audiovisuelle dont il s’occupe promet de mettre à la disposition des intéressés son savoir-faire et ses relations. A bon... distributeur salut.
Organisateur du premier festival franco-libanais du film documentaire, Dominique Chas-tres, cadre «audiovisuel» de la Mission culturelle française, est, dit-il, «un représentant du cinéma français à Beyrouth». A ce titre, il dénonce l’immobilisme du cinéma francophone ici. «Depuis la guerre, les productions américaines règnent sur 95% des salles alors qu’avant les événements, les gens faisaient la queue devant les cinémas de Hamra pour voir le dernier Truffaut, Chabrol, Godard...Le bilan actuel est lamentable. Bien sûr une grande partie des cinéphiles francophones est à l’étranger. Les majors américaines, très puissantes, exercent des pressions sur les distributeurs libanais. Mais on peut réagir», affirme Dominique Chastres. «Il faut reconstituer cette tranche d’amateurs de bons films français». La...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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