Pour relancer la production des vieilles plantations de thé indiennes et limiter l’utilisation des engrais et pesticides, des chercheurs français et indiens viennent de faire la démonstration, après trois ans d’expérimentation sur le terrain, de l’intérêt des vers de terre. Mis au point par des chercheurs du laboratoire d’écologie des sols tropicaux de l’ORSTOM (Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération), de l’université de Sambalpur (Etat d’Orissa) et de Parry Agro, société indienne de production agricole, ce nouveau procédé, dévoilé lundi par l’ORSTOM, est protégé par un brevet. Les agronomes ont augmenté la rentabilité des plantations en creusant sous les théiers de petites tranchées où ils ont placé, dans un ordre très précis, des résidus de la taille des arbustes et du compost, et inoculé des vers de terre élevés sur les plantations. Ce procédé est le fruit d’une dizaine d’années d’essais dans les plantations du sud de l’Inde, aux sols dégradés après 80 ans de culture intensive. Les exploitants y avaient vu la production stagner malgré le recours à des quantités croissantes d’engrais et de pesticides. Le procédé, utilisé pendant trois ans sur plusieurs sites, a permis de réduire de 50% les fertilisants chimiques, d’accroître la production de 35 à 240% et la rentabilité des exploitations de 28 à 260%, selon ses promoteurs. Les lombrics se nourrissent de l’humus formé par le compost, qui fermente et dégage de la chaleur bénéfique à la croissance des plantes. Dans leurs déjections, ils libèrent, près de racines des théiers, des éléments minéraux. Par la même occasion, ils favorisent la formation de champignons vivant en symbiose avec les racines et accélèrent l’absorption de l’eau, de l’azote et du phosphore. (AFP)
Pour relancer la production des vieilles plantations de thé indiennes et limiter l’utilisation des engrais et pesticides, des chercheurs français et indiens viennent de faire la démonstration, après trois ans d’expérimentation sur le terrain, de l’intérêt des vers de terre. Mis au point par des chercheurs du laboratoire d’écologie des sols tropicaux de l’ORSTOM (Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération), de l’université de Sambalpur (Etat d’Orissa) et de Parry Agro, société indienne de production agricole, ce nouveau procédé, dévoilé lundi par l’ORSTOM, est protégé par un brevet. Les agronomes ont augmenté la rentabilité des plantations en creusant sous les théiers de petites tranchées où ils ont placé, dans un ordre très précis, des résidus de la taille...
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