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Actualités - Chronologie

Baby-sitter pour tamagochis

Il existe désormais un «cimetière» pour les poussins virtuels qui «meurent». Et une demoiselle de 22 ans vient de proposer ses services aux «familles» qui n’ont pas le temps de s’occuper de leurs «petits». Cela se passe à Budapest où tout est bon pour se faire quelques forints. La Hongrie s’est laissée gagner par la mode du tamagochi et dispose déjà d’un «cimetière» pour tamagochis «morts» et d’une baby-sitter pour ces poussins virtuels. Un cimetière pour tamagochis, ce jouet informatique japonais en forme d’œuf avec un poussin apparaissant sur un écran qu’il faut nourrir et amuser pour qu’il se développe et ne meure pas prématurément a été ouvert à Dunaszekcsoe (sud du pays). Dix-neuf tamagochis «morts» y ont été inhumés en quelques jours dans un mur installé par un entrepreneur privé, qui prend 500 forints (2,5 dollars) pour un enterrement simple. A Budapest, une jeune fille de 22 ans, Mona Gaspar, a eu l’idée de proposer par voie de presse ses services comme baby-sitter de tamagochis et son initiative a eu tellement de succès qu’elle a dû débrancher son téléphone, affirmant crouler sous les demandes. Son premier client, un enseignant, lui a confié ses trois tamagochis pour 50 forints (un quart de dollar) de l’heure. «Je ne veux pas en prendre plus de cinq à la fois de façon à pouvoir offrir le meilleur service, car leurs «parents» m’indiquent à quoi il faut que je prête spécialement attention», explique Mlle Gaspar, qui a un vrai chien mais pas de tamagochi et qui ne craint pas la concurrence: «Il y a suffisamment d’écoles, suffisamment d’enfants et suffisamment de tamagochis». «J’ai eu l’idée de créer ce service de baby-sitting après avoir entendu dans le tramway et dans le bus des enfants se plaindre que leurs animaux virtuels mouraient pendant qu’ils étaient à l’école», précise-t-elle. «Il y a un intérêt énorme pour les tamagochis. Les enfants semblent réellement attachés à ces animaux virtuels», estime Dezso Pazaurek, propriétaire du cimetière de Dunaszekcsoe, qui a prévu un nouvel enterrement de cinq poussins virtuels. Le prêtre indigné Lors du premier «service funèbre», neuf tamagochis ont été placés dans de petites niches, tandis qu’un groupe musical local jouait une marche en accompagnant le maître de cérémonie, déguisé en père Noël, qui déposait des urnes dans le mur. La cérémonie a été brièvement interrompue par la sonnerie du propre tamagochi du père Noël, qui s’est interrompu pour l’alimenter. «Nous ne voulions pas de figure religieuse. Le père Noël est une figure proche des enfants et après tout, c’est lui qui leur a apporté les jouets», explique M. Pazaurek, qui a eu l’idée du cimetière en voyant sa nièce pleurer la perte de sa mascotte. «Je l’aimais vraiment, je l’ai eu durant six mois, mais à peine l’avons-nous laissé près d’une fenêtre ouverte qu’il a pris froid et qu’il est mort», affirmait sans sourciller Juliska Kovacs, 9 ans, interviewée à la télévision après l’enterrement de son compagnon. «Nous l’avions emporté dans le jardin et quelqu’un a dû l’empoisonner», a renchéri une autre enfant. De petites plaques de bois indiquent l’âge de l’animal virtuel et le nom de son propriétaire. Beaucoup portent l’inscription «nous nous souviendrons de toi». Cette initiative, applaudie par certains habitants de la petite ville, a été très vivement critiquée par le prêtre local. «Je suis profondément indigné», a déclaré le père Janos Roman. «On ne joue pas avec le sacré. Un enterrement est un enterrement et un jouet est un jouet», a-t-il ajouté, accusant M. Pazaurek de mercantilisme. (AFP)
Il existe désormais un «cimetière» pour les poussins virtuels qui «meurent». Et une demoiselle de 22 ans vient de proposer ses services aux «familles» qui n’ont pas le temps de s’occuper de leurs «petits». Cela se passe à Budapest où tout est bon pour se faire quelques forints. La Hongrie s’est laissée gagner par la mode du tamagochi et dispose déjà d’un «cimetière» pour tamagochis «morts» et d’une baby-sitter pour ces poussins virtuels. Un cimetière pour tamagochis, ce jouet informatique japonais en forme d’œuf avec un poussin apparaissant sur un écran qu’il faut nourrir et amuser pour qu’il se développe et ne meure pas prématurément a été ouvert à Dunaszekcsoe (sud du pays). Dix-neuf tamagochis «morts» y ont été inhumés en quelques jours dans un mur installé par un entrepreneur...