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Actualités - Chronologie

L'objectif de l'Indonésie : 5000 roupies pour un dollar

Le parti Golkar, au pouvoir en Indonésie, a exhorté le gouvernement du président Suharto à prendre rapidement une décision claire sur l’éventuelle création d’un système de conseil monétaire avec indexation de la roupie. Le ministre des Finances Mar’ie Muhammad a déclaré que la décision finale revenait au président Suharto. Dans sa réponse officielle au projet de budget 1998/1999, le député Golkar La Ode Kamaluddin a déclaré au Parlement que le gouvernement devrait se fixer pour objectif un taux de change de 5.000 roupies pour le dollar, ainsi que le prévoit le budget. «Nous apprécions les contributions d’institutions internationales telles que le Fonds monétaire international lorsqu’elles sont basées sur le principe du respect mutuel», a-t-il dit. «Mais toute décision économique, notamment la mise en place d’un système de conseil monétaire ou toute autre politique dépend de nous et repose sur notre propre jugement», a-t-il ajouté. L’Indonésie avait initialement, début janvier, fixé le taux de change à 4.000 roupies pour le dollar pour le calcul du budget. Mais la roupie a chuté autour de 17.000, nécessitant une nouvelle aide du FMI, et le taux de change a été fixé pour le budget à 5.000 contre le dollar. Des représentants du FMI se trouvent à Djakarta pour faire le point sur les réformes économiques convenues en échange d’une aide de 43 milliards de dollars et ils devaient rencontrer jeudi le président Suharto. Le FMI examine les progrès des réformes économiques avant d’approuver le déblocage de nouvelles tranches d’aide. Le FMI, les Etats-Unis et des pays européens se sont publiquement opposés à l’indexation de la roupie en affirmant qu’une telle mesure serait prématurée. Par ailleurs, l’agence nationale pour la logistique (Bulog) qui a le monopole de l’importation et la distribution des denrées alimentaires en Indonésie continuera à fonctionner malgré les engagements pris auprès du Fonds monétaire international (FMI), a affirmé son directeur. «Notre société, comme le gouvernement, exige que le Bulog continue à stabiliser les prix des denrées essentielles», a déclaré Beddu Amang cité par l’agence officielle Antara. L’un des 50 points du programme de réformes du FMI, qui conditionne l’octroi de plus de 40 milliards de dollars d’aide, est le démantèlement du Bulog. L’organisme devait seulement garder la supervision du riz, la nourriture de base de la population. Le démantèlement du Bulog, qui figurait également dans le premier train de réformes adopté en octobre dernier mais qui n’a jamais été appliqué, avait été renouvelé le 15 janvier et devait entrer en vigueur le 1er février. Les autorités indonésiennes sont également revenues sur l’application de différentes mesures visant à réduire les monopoles dont les premiers bénéficiaires sont des membres de la famille ou des proches du président Suharto. Ainsi, notamment, APKINDO, le monopole du contreplaqué, dont l’Indonésie est le numéro 1 mondial, et bénéficiant à Mohamed «Bob» Hassan, le partenaire d’affaires et de golf du président, a été dissous mais pour être immédiatement ressuscité. Il en a été de même pour le monopole sur le clou de girofles exercé par le plus jeune fils du président qui a été maintenu, selon les autorités, «à la demande de la communauté» alors que les privilèges fiscaux accordés à son projet de «voiture nationale» n’ont toujours pas été annulés comme explicitement prévu. Depuis la signature solennelle par le président Suharto du programme de réformes, le 15 janvier dernier, le contrôle d’une société distribuant l’eau potable à la moitié de Jakarta a également été attribué à son petit-fils et il a été officiellement demandé que joit réexaminées la décision de suspendre la réalisation de grands projets. (Reuters, AFP)
Le parti Golkar, au pouvoir en Indonésie, a exhorté le gouvernement du président Suharto à prendre rapidement une décision claire sur l’éventuelle création d’un système de conseil monétaire avec indexation de la roupie. Le ministre des Finances Mar’ie Muhammad a déclaré que la décision finale revenait au président Suharto. Dans sa réponse officielle au projet de budget 1998/1999, le député Golkar La Ode Kamaluddin a déclaré au Parlement que le gouvernement devrait se fixer pour objectif un taux de change de 5.000 roupies pour le dollar, ainsi que le prévoit le budget. «Nous apprécions les contributions d’institutions internationales telles que le Fonds monétaire international lorsqu’elles sont basées sur le principe du respect mutuel», a-t-il dit. «Mais toute décision économique, notamment la mise en...