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Actualités - Chronologie

Technologie de pointe sur décontamination radioactive

Au laboratoire high-tech d’Argonne, au sud-ouest de Chicago (Illinois), deux robots s’activent à décontaminer le réacteur nucléaire CP-5. L’expérience, prévue pour durer deux ans et coûter 5,25 millions de dollars, fait partie d’un programme fédéral visant à tester de nouvelles technologies pour la décontamination radioactive d’installations nucléaires des Etats-Unis. Ces nouvelles technologies doivent permettre de réduire les coûts de décontamination, d’améliorer les systèmes robotisés et de limiter l’exposition aux radiations. Elles devraient également aider à réduire la dose d’agents contaminants relâchés dans l’atmosphère. D’après les responsables du département de l’Energie (DOE), à l’origine du projet, 7.000 bâtiments aux Etats-Unis ont besoin d’être décontaminés, dont 700 devraient être traités au cours des 50 prochaines années. Le réacteur CP-5, utilisé de 1954 à 1979, a fourni les neutrons nécessaires à des centaines d’expériences nucléaires. Il est le descendant direct du CP-1 qui, le 2 décembre 1942, avait produit la première réaction nucléaire en chaîne contrôlée. Dans la chambre de contrôle surplombant le CP-5, les ingénieurs Rob Rose et Ed Collins supervisent le travail des deux robots. «Soixante-dix pour cent de l’espace ci-dessous (contenant le réacteur et les cuves de stockage) ont été décontaminés. La plupart du graphite et du matériel de soutien ont été retirés», explique Rob Rose. «Nous espérons démanteler le réacteur et enlever le graphite restant d’ici la fin juillet». Le projet, mené en partenariat avec plusieurs entreprises industrielles comme Commonwealth Edison, 3M et ICF Kaiser Inc., devrait avoir des débouchés commerciaux, affirment-ils. Les deux robots travaillent en tandem. L’un des deux, au prix de 14 millions de dollars, est muni de deux bras articulés et est opéré par l’ingénieur à l’aide d’un levier de contrôle. Le second robot, prénommé Rosie, est mobile. Rosie «peut soulever 900 kilos, elle est extrêmement mobile et pèse 6.750 kilos», commente Ed Collins. «En ce moment, elle est équipée d’un marteau et travaille à réduire la taille du réacteur». Neuf caméras permettent aux ingénieurs d’explorer tous les recoins de la zone contaminée. «C’est un système intégré», décrit Rob Rose. «En plus de la plateforme opérant le robot à deux bras, il y a une console opérationnelle pour le robot mobile et une grue télécommandée afin que tout puisse être fait ici (dans la chambre de contrôle) et qu’on puisse l’observer». «La plupart des équipements électroniques sont intentionnellement placés non pas sur les robots mais sur une console extérieure afin qu’ils ne soient pas affectés par les radiations», poursuit Rob Rose. «Les robots sont dirigés grâce à un cordon ombilical. Mais il y a tellement d’outils qu’ils ont tendance à s’emmêler, le système de cordons a besoin d’être amélioré», ajoute-t-il. (AFP)
Au laboratoire high-tech d’Argonne, au sud-ouest de Chicago (Illinois), deux robots s’activent à décontaminer le réacteur nucléaire CP-5. L’expérience, prévue pour durer deux ans et coûter 5,25 millions de dollars, fait partie d’un programme fédéral visant à tester de nouvelles technologies pour la décontamination radioactive d’installations nucléaires des Etats-Unis. Ces nouvelles technologies doivent permettre de réduire les coûts de décontamination, d’améliorer les systèmes robotisés et de limiter l’exposition aux radiations. Elles devraient également aider à réduire la dose d’agents contaminants relâchés dans l’atmosphère. D’après les responsables du département de l’Energie (DOE), à l’origine du projet, 7.000 bâtiments aux Etats-Unis ont besoin d’être décontaminés, dont 700...