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Actualités - Biographies

Le Ghana fier de Kofi Annan

Emplis de fierté à l’égard de leur célèbre compatriote Kofi Annan, artisan de l’accord signé lundi dernier entre les Nations Unies et l’Irak, les médias ghanéens ressortent anecdotes, souvenirs ou interviews ayant trait au secrétaire général de l’ONU. Un matin de 1955, une institutrice de l’école secondaire de Mfantsipim, à Cape Coast (sud du Ghana), l’un des avant-postes historiques de la traite des Noirs, épingle une feuille de papier blanc sur le tableau, sur laquelle elle a dessiné un petit point noir. «Que voyez-vous?», demande-t-elle à ses élèves, qui répondent, unanimes: «Un petit point noir». «Alors aucun de vous n’a vu la grande feuille de papier blanc. Vous devriez avoir honte. Vous ne devez pas partir dans la vie en ne remarquant que les défauts. Chacun porte une part de bien en lui», lance l’institutrice à ses élèves. Parmi eux, Kofi Annan. L’histoire du «petit point noir» est une de ses anecdotes favorites. «Je l’ai toujours conservée en mémoire», avait-il raconté dans une interview peu après sa nomination au poste de secrétaire général de l’ONU, en janvier 1997. Kofi Annan est né en 1938. Il avait une sœur jumelle, décédée en 1992. Il a vécu sa jeunesse à Bekwai, près de la deuxième ville ghanéenne, Kumasi. Son père, aujourd’hui décédé, était un dirigeant de la United Africa Company (aujourd’hui Unilever), avant de devenir ministre régional de la région d’Ashanti (Ouest). Diplômé de l’Université des sciences et de la technologie de Kumasi, Kofi Annan a poursuivi ses études au collège de Macalester, dans le Minnesota, où il avait remporté un concours d’éloquence. Il a suivi la formation du prestigieux Institut des hautes études internationales de Genève, et est titulaire d’un diplôme de l’Institut de technologie du Massachussetts. Exception faite des deux ans où il dirigea la compagnie de développement touristique du Ghana, il a fait sa carrière à l’étranger, travaillant notamment pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et à la Commission économique pour l’Afrique, dont le siège est à Addis-Abeba. Son passage à la compagnie de développement touristique ghanéenne a, de l’avis de ses proches et de son ancien patron, dynamisé l’industrie du tourisme. «Il est charmant et très gentil», dit de lui l’économiste respecté Kwame Pianim. «Mais il a un caractère ferme et ne fait pas de fautes». La belle-mère de Kofi Annan, Victoria, âgée de 89 ans, se souvient également de la façon dont il avait maté des jeunes militants, qui, lui reprochant son soutien au parti d’opposition United Party, avaient encerclé la maison familiale. «Kofi a attendu patiemment pendant un long moment. Mais devant leur refus de partir, il est sorti de la maison, armé d’un grand bâton et les a mis en fuite», raconte-t-elle. Au Ghana, personne ne doute que ce subtil dosage de diplomatie et de fermeté a servi le secrétaire général de l’ONU lors de sa mission à Bagdad. (AFP)
Emplis de fierté à l’égard de leur célèbre compatriote Kofi Annan, artisan de l’accord signé lundi dernier entre les Nations Unies et l’Irak, les médias ghanéens ressortent anecdotes, souvenirs ou interviews ayant trait au secrétaire général de l’ONU. Un matin de 1955, une institutrice de l’école secondaire de Mfantsipim, à Cape Coast (sud du Ghana), l’un des avant-postes historiques de la traite des Noirs, épingle une feuille de papier blanc sur le tableau, sur laquelle elle a dessiné un petit point noir. «Que voyez-vous?», demande-t-elle à ses élèves, qui répondent, unanimes: «Un petit point noir». «Alors aucun de vous n’a vu la grande feuille de papier blanc. Vous devriez avoir honte. Vous ne devez pas partir dans la vie en ne remarquant que les défauts. Chacun porte une part de bien en lui»,...