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Actualités - Chronologie

Bagdad accuse Washington de vouloir faire prolonger l'embargo

Bagdad a accusé vendredi Washington d’utiliser à des fins politiques la question des prisonniers koweitiens présumés détenus en Irak pour maintenir en place l’embargo qui lui est imposé depuis août 1990. «Les allégations propagées par l’Administration américaine sur la présence de prisonniers de guerre koweïtiens en Irak visent à faire durer l’embargo», a déclaré un porte-parole du ministère irakien de l’Information, cité par l’agence officielle irakienne INA. «Le gouvernement américain tente de faire croire à l’opinion internationale que le maintien en place de l’embargo est justifié (…) et cherche un autre prétexte après que les allégations sur la possession par l’Irak d’armes de destruction massive eurent été presque démenties», a ajouté le porte-parole. Le Koweit affirme être sans nouvelle de près de 600 de ses citoyens depuis la fin de la guerre du Golfe en février 1991, accusant l’Irak de les détenir, ce que Bagdad dément catégoriquement. Le département d’Etat avait souligné mercredi que la libération des prisonniers koweitiens était une des conditions pour une levée des sanctions internationales contre Bagdad. Cette libération est prévue dans les résolutions de l’ONU que l’Irak doit respecter pour obtenir une levée de l’embargo international, a rappelé le porte-parole du département d’Etat James Rubin. L’émir du Koweit, cheikh Jaber al-Ahmad Al-Sabah, a eu jeudi un entretien téléphonique avec le président américain Bill Clinton, qui lui a réaffirmé l’«attachement des Etats-Unis à la question des prisonniers koweitiens et autres personnes toujours détenus en Irak». La visite d’Annan à Washington Par ailleurs, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a décidé de reporter «à une date indéfinie» sa visite à Washington prévue au début de la semaine prochaine en raison de la poursuite des consultations au Conseil de Sécurité sur l’Irak. Le Conseil de Sécurité étudie la mise au point d’une résolution endossant l’accord conclu à Bagdad par M. Annan ouvrant les sites présidentiels irakiens aux inspections de l’ONU. M. Annan devait effectuer une visite de trois jours à partir de lundi dans la capitale fédérale, axée sur l’Irak et les arriérés de 1,6 milliard de dollars dus par les Etats-Unis à l’organisation. Le porte-parole du secrétaire général, M. Fred Eckhard, a affirmé que les consultations au Conseil de Sécurité sur l’accord de Bagdad devaient se poursuivre «jusqu’au début de la semaine prochaine». «Le secrétaire général pense qu’il doit rester proche de ces consultations au moment où elles arrivent à une conclusion», a souligné M. Eckhard. M. Annan a «donc décidé de reporter à une date indéfinie sa visite à Washington prévue de longue date et qui devait débuter lundi».
Bagdad a accusé vendredi Washington d’utiliser à des fins politiques la question des prisonniers koweitiens présumés détenus en Irak pour maintenir en place l’embargo qui lui est imposé depuis août 1990. «Les allégations propagées par l’Administration américaine sur la présence de prisonniers de guerre koweïtiens en Irak visent à faire durer l’embargo», a déclaré un porte-parole du ministère irakien de l’Information, cité par l’agence officielle irakienne INA. «Le gouvernement américain tente de faire croire à l’opinion internationale que le maintien en place de l’embargo est justifié (…) et cherche un autre prétexte après que les allégations sur la possession par l’Irak d’armes de destruction massive eurent été presque démenties», a ajouté le porte-parole. Le Koweit affirme être...