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Actualités - Chronologie

Mandats d'arrêt contre trois gardiens de la prison de Bhannès

Le premier juge d’instruction militaire Riad Talih a émis hier des mandats d’arrêt contre trois des quatre gardiens de la prison de l’hôpital de Bhannès, accusés de négligence (ou de complicité) dans l’affaire de l’évasion de l’ancien caporal de l’armée libanaise Hussein Tleiss. Ce dernier a été «libéré» mercredi après-midi de la prison de Bhannès par huit hommes en armes. Il était condamné à la peine capitale, commuée en détention à perpétuité, pour l’assassinat de l’attaché militaire français, le colonel Christian Gouttières. Il était également soupçonné d’être impliqué dans la tentative d’assassinat du président Camille Chamoun et dans deux autres attentats à la voiture piégée dans les régions est de Beyrouth. Dans le cadre de son enquête sur les circonstances de l’évasion de Hussein Tleiss, le premier juge d’instruction militaire a interrogé hier pendant près de six heures les quatre agents des FSI chargés de la garde de la prison de l’hôpital de Bhannès, le sergent-chef Khaled Makhour, l’adjudant-chef Michel Abou Akar et les caporaux Raïf Tannous et Joseph Saadé. Au terme de cet interrogatoire, le juge d’instruction a émis des mandats d’arrêt contre les trois derniers. Le sergent-chef Khaled Makhour a pu ainsi prouver son innocence. Les premiers éléments de l’enquête ont confirmé que Tleiss a pu être «libéré» grâce à la complicité de huit éléments armés qui se sont rendus à la prison de Bhannès à bord d’une BMW et d’une Range Rover. Quatre des hommes en armes ont frappé à la porte de la prison et ont demandé au caporal Raïf Tannous de rencontrer Tleiss. A en croire le témoignage des gardiens, le caporal Tannous s’est abstenu, dans un premier temps, d’ouvrir la porte, soulignant à l’attention de ses interlocuteurs que les visites n’étaient autorisées que sur base d’une autorisation spéciale. Les éléments armés ont alors «supplié» le gardien (à travers la porte) de les laisser quand même entrer, prétextant du fait qu’ils venaient de loin et qu’ils souhaitaient remettre à Tleiss des douceurs. Le caporal Tannous (toujours selon la déposition des gardiens) se serait laissé amadouer et aurait alors ouvert la porte. Les hommes en armes auraient aussitôt fait irruption dans le bâtiment de la prison, neutralisant les caporaux Tannous et Saadé avant de les ligoter et de les endormir à l’aide d’un spray innervant. Le caporal Tannous a reconnu, lors de son interrogatoire, qu’il avait eu tort d’ouvrir la porte de la prison...
Le premier juge d’instruction militaire Riad Talih a émis hier des mandats d’arrêt contre trois des quatre gardiens de la prison de l’hôpital de Bhannès, accusés de négligence (ou de complicité) dans l’affaire de l’évasion de l’ancien caporal de l’armée libanaise Hussein Tleiss. Ce dernier a été «libéré» mercredi après-midi de la prison de Bhannès par huit hommes en armes. Il était condamné à la peine capitale, commuée en détention à perpétuité, pour l’assassinat de l’attaché militaire français, le colonel Christian Gouttières. Il était également soupçonné d’être impliqué dans la tentative d’assassinat du président Camille Chamoun et dans deux autres attentats à la voiture piégée dans les régions est de Beyrouth. Dans le cadre de son enquête sur les circonstances de...