Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La dernière éclipse du siècle suivie de l'espace

La dernière éclipse solaire du siècle, notamment visible jeudi en Amérique latine, a été suivie à partir de l’espace par plusieurs sondes et télescopes qui complètent les observations réalisées sur terre pour analyser la couronne du soleil. Cette éclipse est en effet scrutée par la sonde Galileo, en orbite autour de Jupiter, et surtout par les observatoires spatiaux américano-européens SOHO et Ulysses, le Japonais YOHKOH, et le satellite d’observation de la Terre américain GOES. GOES, selon l’agence spatiale américaine (NASA), suit l’évolution de l’ombre de l’éclipse sur la Terre pendant les quatre heures de sa progression entre son point de départ, quelque 3.000 kilomètres au sud-ouest de Hawaii, en plein océan Pacifique, et sa fin, en face des côtes de l’Afrique de l’Ouest. SOHO, quant à lui, «peut observer le soleil directement, sans l’interférence de l’atmosphère». Cela lui permet d’éviter les distorsions causées par les turbulences de cette atmosphère et de prendre des mesures dans des longueurs d’onde impossibles à capter de la Terre, selon le Pr Arthur Poland, un des responsables du projet. Six équipes internationales utilisent en parallèle observatoires spatiaux et terrestres, ces derniers opérant notamment sur les îles d’Aruba et de la Guadeloupe, dans les Antilles. Un groupe vole aussi dans l’ombre de l’éclipse à bord d’un avion C-130. «Chaque méthode d’observation a ses avantages» et «en combinant les deux, il est possible d’apprendre plus qu’en les utilisant séparément», souligne de son côté le coordinateur scientifique de SOHO, le Pr Petrus Martens. Dans le cas d’une éclipse, «les observateurs au sol peuvent obtenir une meilleure vue de la couronne (du soleil) parce qu’ils peuvent profiter des nouvelles technologies». Mais SOHO permet de son côté de la mesurer en permanence grâce à ses instruments. En confrontant ces mesures, «nous apprendrons peut-être comment évolue la structure de la couronne au fil du temps», dit-il. Enfin, étant donné qu’il faut une éclipse solaire totale pour que la couronne puisse être vue de la Terre, de nombreux astronomes «en profitent pour essayer de nouveaux équipements et techniques, qu’ils souhaiteraient utiliser ultérieurement sur des engins dans l’espace», note le Pr Martens. (AFP)
La dernière éclipse solaire du siècle, notamment visible jeudi en Amérique latine, a été suivie à partir de l’espace par plusieurs sondes et télescopes qui complètent les observations réalisées sur terre pour analyser la couronne du soleil. Cette éclipse est en effet scrutée par la sonde Galileo, en orbite autour de Jupiter, et surtout par les observatoires spatiaux américano-européens SOHO et Ulysses, le Japonais YOHKOH, et le satellite d’observation de la Terre américain GOES. GOES, selon l’agence spatiale américaine (NASA), suit l’évolution de l’ombre de l’éclipse sur la Terre pendant les quatre heures de sa progression entre son point de départ, quelque 3.000 kilomètres au sud-ouest de Hawaii, en plein océan Pacifique, et sa fin, en face des côtes de l’Afrique de l’Ouest. SOHO, quant à lui,...