Le DVD, digital versatile disk, qui depuis des années est annoncé comme le remplaçant mirifique des CD (Compact Disk), devrait cesser de jouer l’arlésienne cette année, et équiper des millions d’ordinateurs à la fin 1998, malgré les conflits de standard toujours pas réglés, affirment les professionnels des programmes multimédia réunis au Milia de Cannes. Le DVD avait été lancé dès 1995 comme «le media de l’avenir» par les géants de l’électronique mondiale, Hitachi, JVC, Philips, Sony, Matsushita, Time Warner, qui pour une fois avaient réussi à s’entendre sur une famille de produits aux standards unifiés. Cette galette de 12 centimètres, semblable extérieurement à un CD, permet de lire ou d’écrire près de 10 gigaoctets de données, capacité qui doit passer ultérieurement à 17 Go, soit huit à trente fois les capacités des disques lasers. Appelée à remplacer aussi bien le CD-ROM des ordinateurs, les vidéodisques que les bonnes vieilles cassettes de magnétoscopes ou les disquettes, cette technologie devrait représenter en l’an 2.001 plus de 120 millions de lecteurs-enregistreurs. Mais les marchés en jeu étaient trop importants pour que les industriels restent unis, et depuis plus d’un an plusieurs standards s’opposent, bloquant les achats des consommateurs. Tardif Comme au temps de la bataille entre les formats de cassettes VHS et Betamax, qui avait freiné le décollage du magnétoscope, chaque fabricant veut faire de son propre standard la norme du marché. Le disque réinscriptible, DVD-Ram, est au centre du conflit, Sony, Philips et Hewlett-Packard s’étant en septembre dernier désolidarisés des autres fabricants, pour lancer leur DVD-RW, avec sortie prévue à l’automne prochain. Ce produit présentera l’avantage d’être totalement compatible avec le parc des CD, aussi bien CD audio que CD-ROM, et celui des DVD, vidéo et ROM. Le même lecteur serait alors capable de lire n’importe lequel de ces supports. Mais au moins du côté des simples lecteurs de DVD-ROM, les fabricants d’ordinateurs ont commencé à sauter le pas: tous les grands constructeurs de PC proposent maintenant des configurations équipées de lecteurs de DVD, comme on a pu le constater lors du dernier salon informatique Comdex. Ces ventes de DVD liées à un ordinateur devraient à elles seules suffire à constituer pour la fin de l’année 98 un parc installé de 20 millions de lecteurs DVD. En outre, estime Claude Leglise, directeur chez Intel, le prix des lecteurs devrait tomber sous les 170 dollars. Ce décollage, même tardif, de l’équipement va relancer l’intérêt des fournisseurs de contenus, jusqu’à présent très réticents à se risquer dans la création de programmes sur DVD. «La plupart des DVD-ROM déjà lancés, comme «Découvertes» de Liris, ne sont que la transposition sur un seul disque de programmes qui exigeaient plusieurs CD-ROM», regrette un analyste de la société «La famille Cosmic», une version DVD-vidéo de son CD-ROM éducatif, qui permettra d’améliorer la qualité de l’image et du son. Montparnasse Multimedia présentait les premiers éléments du DVD-Rom qu’il prépare sur «Le louvre» l’un des plus grands succès du secteur. Mais cette année sont aussi apparus à Cannes des programmes commençant à réellement tirer parti des immenses possibilités ouvertes par les capacités de stockage du DVD. La société allemande DVD European Lab présentait ainsi un projet de film, «The last cow-boy», où trois scénarios différents sont montés en parallèle sur le disque, ce qui permet de changer le déroulement de l’histoire à chaque projection, d’un clic de souris. Selon la société d’études Screen Digit, 350 titres DVD sont actuellement en préparation pour lancement Screen Digit, 350 titres DVD sont actuellement en préparation pour lancement avant fin 98. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le DVD, digital versatile disk, qui depuis des années est annoncé comme le remplaçant mirifique des CD (Compact Disk), devrait cesser de jouer l’arlésienne cette année, et équiper des millions d’ordinateurs à la fin 1998, malgré les conflits de standard toujours pas réglés, affirment les professionnels des programmes multimédia réunis au Milia de Cannes. Le DVD avait été lancé dès 1995 comme «le media de l’avenir» par les géants de l’électronique mondiale, Hitachi, JVC, Philips, Sony, Matsushita, Time Warner, qui pour une fois avaient réussi à s’entendre sur une famille de produits aux standards unifiés. Cette galette de 12 centimètres, semblable extérieurement à un CD, permet de lire ou d’écrire près de 10 gigaoctets de données, capacité qui doit passer ultérieurement à 17 Go, soit huit à...