Christian Wulff, un jeune loup dont l'ambition sert Helmut Kohl
le 27 février 1998 à 00h00
Le jeune chef de file des chrétiens-démocrates (CDU) en Basse-Saxe, Christian Wulff, brûle d’une ambition dont Helmut Kohl veut tirer parti pour tenter de contrer dimanche, lors des élections régionales, un possible rival à la chancellerie, le social-démocrate Gerhard Schroeder. Marié, père d’une petite fille de 4 ans, Christian Wulff cultive toujours à 38 ans son image d’éternel jeune homme avenant, un rien bon chic bon genre, type gendre idéal. Blond, portant de fines lunettes, l’homme affectionne en public cravates et impeccables costumes bleus, «sa couleur préférée», selon un tract de la CDU, même lorsqu’il pose pour la presse aux commandes d’un chasseur de l’armée de l’air. Se réclamant d’une jeune génération politique, il récuse le qualificatif de «conservateur» et affirme avoir pour modèles «Abraham Lincoln et Nelson Mandela». «La grande différence entre moi et Gerhard Schroeder, c’est qu’il fait des discours, mais n’agit pas», proclame-t-il volontiers, dressant un noir bilan de l’action du ministre-président sortant Gerhard Schroeder: 14% de chômeurs en Basse-Saxe, accroissement des déficits publics régionaux, départ des industries. Malgré les sondages donnant un net avantage au SPD (45-46% contre 35-36% à la CDU), Christian Wulff affiche un optimisme à toute épreuve: «Les sondages disent aussi que 60% des électeurs de Basse-Saxe sont pour un renouveau politique». En outre, le «jeune loup» est fort du soutien personnel d’Helmut Kohl qui a participé à une bonne dizaine de ses réunions publiques. Et si, comme l’espère le chancelier, Gerhard Schroeder ne franchit pas la barre des «44,3% moins 2» voix qu’il s’est lui-même fixée — en deçà, il a juré de renoncer à briguer la chancellerie pour les élections législatives du 27 septembre — Christian Wulff serait à même de devenir, selon l’hebdomadaire Die Woche, «le deuxième dauphin du chancelier», après Wolfgang Schaueble, président du groupe parlementaire CDU. A même pas 40 ans. (AFP)
Le jeune chef de file des chrétiens-démocrates (CDU) en Basse-Saxe, Christian Wulff, brûle d’une ambition dont Helmut Kohl veut tirer parti pour tenter de contrer dimanche, lors des élections régionales, un possible rival à la chancellerie, le social-démocrate Gerhard Schroeder. Marié, père d’une petite fille de 4 ans, Christian Wulff cultive toujours à 38 ans son image d’éternel jeune homme avenant, un rien bon chic bon genre, type gendre idéal. Blond, portant de fines lunettes, l’homme affectionne en public cravates et impeccables costumes bleus, «sa couleur préférée», selon un tract de la CDU, même lorsqu’il pose pour la presse aux commandes d’un chasseur de l’armée de l’air. Se réclamant d’une jeune génération politique, il récuse le qualificatif de «conservateur» et affirme avoir pour...
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