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Actualités - Opinion

Viennent de paraître Deux ouvrages de Jean Daoud ... (photos)

Itinéraire riche qui a mené Jean Daoud du théâtre à la poésie. Sans renier l’univers de Jean Genêt qu’il a mis si bien en scène avec «Haute surveillance» en 1981, de même qu’une pièce intitulée «Cérémonie d’un nombre-acteur», Jean Daoud signe aujourd’hui simultanément deux ouvrages où politique et méditation sociale s’imbriquent. L’originalité de ces livres réside dans la prose poétique qui les caractérise. Dans le premier «Al dabah al dimocrati» (L’hyène démocratique-133 pages) l’auteur s’en prend au système et au pouvoir, à travers une idée directrice (révolution et amour) à la charge poétique explosive. Le deuxième ouvrage, intitulé «Al hazayan fi jassad imraa kalimat» («les frémissements d’un corps de femme sont verbes-303 pages») titre dont la musicalité la force d’image sont des atouts qu’on retrouvera tout le long de ces pages au lyrisme enflammé. «Avançant sans masque et en spectateur libre» pour reprendre ses propres termes, l’auteur ambitionne de signer un texte «dégagé de toute peur, de toute hantise, de toute obsession» pour dire «l’indicible» de l’être et de sa relation avec «l’autre»... En ces temps où la science a toutes les suprématies, que peut encore dire la poésie? Peut-être pas tout, mais certainement ce que les machines ne peuvent nous donner: le rêve, le plaisir des mots, l’ivresse de la création, les nuances des sentiments... C’est ce registre d’expression que choisit Jean Daoud qui use d’une écriture où foisonnent les images, où les mots giclent dans une jubilatoire sensualité. Portés par une cadence qui leur est propre, soutenus par une rythmique moderne, les mots chez Jean Daoud ont pris les rênes du pouvoir et de l’imaginaire. Cavalcade et tourbillon d’un souffle poétique échevelé que rien n’endigue ni n’embrigade. Dans ces vers libres, l’auteur nous entretient de ses considérations sur la vie, les êtres, les situations, les relations humaines, les sentiments, les valeurs même les plus prosaïques, les plus quotidiennes... Dans un chant de bacchanale, il célèbre la beauté, dénonce le mal, la méchanceté, l’égoïsme de l’homme, la vanité des apparences... Poèmes incantatoires pour parler de «la poussière du temps», de l’apprentissage de la prière, des élans d’amour, de l’objet de la répulsion et de la haine... Fulgurance où le «mot est lumière», où le poème est déroutant, texte absurde pour mieux mordre dans la réalité... E.D.
Itinéraire riche qui a mené Jean Daoud du théâtre à la poésie. Sans renier l’univers de Jean Genêt qu’il a mis si bien en scène avec «Haute surveillance» en 1981, de même qu’une pièce intitulée «Cérémonie d’un nombre-acteur», Jean Daoud signe aujourd’hui simultanément deux ouvrages où politique et méditation sociale s’imbriquent. L’originalité de ces livres réside dans la prose poétique qui les caractérise. Dans le premier «Al dabah al dimocrati» (L’hyène démocratique-133 pages) l’auteur s’en prend au système et au pouvoir, à travers une idée directrice (révolution et amour) à la charge poétique explosive. Le deuxième ouvrage, intitulé «Al hazayan fi jassad imraa kalimat» («les frémissements d’un corps de femme sont verbes-303 pages») titre dont la musicalité la force...