Relations syro-libanaises : Moukheiber renouvelle ses critiques
le 26 février 1998 à 00h00
Le président du Rassemblement pour la République, M. Albert Moukheiber, a estimé hier que le gouvernement adopte deux rythmes différents dans la gestion des affaires du pays. Selon lui, toutes les questions qui ont trait à l’accord de fraternité de coopération et de coordination avec la Syrie sont «traitées d’urgence» alors que les intérêts du Liban sont toujours relégués au deuxième plan. Dans un communiqué publié à ce sujet, M. Moukheiber affirme ainsi que «le volet des affaires urgentes est traité suivant un système dictatorial qui étonne le peuple habitué à vivre dans une démocratie». Et le président du RPR de citer le dernier exemple en date, en l’occurrence l’abolition des taxes douanières entre le Liban et la Syrie, qui, rappelons-le, doit entrer en vigueur en 2001. Selon lui, cet accord a été conclu «subitement, en l’absence d’une étude préliminaire classique qui aurait souligné les aspects qui sont dans l’intérêt du Liban et qui n’affaiblissent pas son économie». Or, pour M. Moukheiber, le libre-échange instauré entre les deux pays reflète beaucoup plus un «fait sentimental qu’un fait scientifique et concret». Il en veut notamment pour preuve la déclaration faite dans ce sens par le président de la Commission parlementaire des Affaires étrangères, M. Anouar el-Khalil, qui avait alors affirmé: «Cette mesure s’inscrit dans le cadre des relations privilégiées entre les deux pays frères, en vertu du traité de fraternité, de coopération et de coordination». M. Moukheiber a critiqué d’autre part l’idée que le gouvernement a lancé concernant la création d’un marché commun arabe, alors qu’une telle initiative revient à la seule Ligue arabe.
Le président du Rassemblement pour la République, M. Albert Moukheiber, a estimé hier que le gouvernement adopte deux rythmes différents dans la gestion des affaires du pays. Selon lui, toutes les questions qui ont trait à l’accord de fraternité de coopération et de coordination avec la Syrie sont «traitées d’urgence» alors que les intérêts du Liban sont toujours relégués au deuxième plan. Dans un communiqué publié à ce sujet, M. Moukheiber affirme ainsi que «le volet des affaires urgentes est traité suivant un système dictatorial qui étonne le peuple habitué à vivre dans une démocratie». Et le président du RPR de citer le dernier exemple en date, en l’occurrence l’abolition des taxes douanières entre le Liban et la Syrie, qui, rappelons-le, doit entrer en vigueur en 2001. Selon lui, cet accord a été...
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