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Actualités - Chronologie

Jean-Paul II dénonce les dérives de la génétique

Jean-Paul II a dénoncé hier la tendance diffuse à une sélection eugéniste des êtres humains notamment avec «la suppression d’embryons frappés de maladie». Le pape s’adressait à l’assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, qui s’est ouverte lundi au Vatican pour aborder du point de vue moral le Projet Génome Humain (Human Genome Projet HGP), qui consiste à établir la carte des gènes humains. Le pape a souhaité que «la conquête de ce véritable nouveau continent du savoir, le génome humain, offre de nouvelles possibilités de victoire sur les maladies et ne soit pas l’occasion pour promouvoir une sélection des êtres humains». Il a affirmé avec fermeté «qu’aucune intervention sur le génome qui ne vise pas le bien de la personne en tant que corps et esprit n’était pas licite». «Il n’est pas licite non plus, a-t-il ajouté, de discriminer les individus sur la base d’éventuels défauts génétiques détectés avant ou après la naissance». «Je sens le devoir d’exprimer ici mon inquiétude», a-t-il dit, devant la tendance diffuse à un diagnostic prénatal motivé moins par des raisons thérapeutiques que pour «discriminer ceux qui n’apparaissent pas sains à l’examen prénatal». «Il y a actuellement une disproportion grave entre les possibilités de diagnostic, qui sont en expansion, et les modestes possibilités thérapeutiques, a-t-il ajouté, estimant que cela pose de graves problèmes éthiques aux familles qui ont besoin d’être soutenues dans l’accueil de la vie naissante, même dans le cas où celle-ci était atteinte par quelque défaut ou malformation». Le pape a également souhaité que «les résultats de la recherche génétique soient mis à la disposition des pays en voie de développement, en évitant ainsi une source ultérieure d’inégalités». Le HGP est un projet international, lancé aux Etats-Unis en 1990, dont le but est de réaliser une «banque de données» de la génétique humaine afin notamment d’identifier les gènes «normaux», les gènes «rares» et les gènes «anormaux» ou «pathologiques». (AFP)
Jean-Paul II a dénoncé hier la tendance diffuse à une sélection eugéniste des êtres humains notamment avec «la suppression d’embryons frappés de maladie». Le pape s’adressait à l’assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, qui s’est ouverte lundi au Vatican pour aborder du point de vue moral le Projet Génome Humain (Human Genome Projet HGP), qui consiste à établir la carte des gènes humains. Le pape a souhaité que «la conquête de ce véritable nouveau continent du savoir, le génome humain, offre de nouvelles possibilités de victoire sur les maladies et ne soit pas l’occasion pour promouvoir une sélection des êtres humains». Il a affirmé avec fermeté «qu’aucune intervention sur le génome qui ne vise pas le bien de la personne en tant que corps et esprit n’était pas licite»....