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Actualités - Chronologie

Ca coinche à Cannes

Ça contre, ça coinche, ça scrabblelise et ça cruciverbe à tout-va depuis le week-end et pour une semaine à tous les étages du Palais des festivals de Cannes (sud de la France) où s’est installé le 12e Festival des jeux, envahi par plus de 10.000 personnes. Moitié salon pour l’exposition et la vente de jeux, moitié compétition avec des matches dans toutes les disciplines et la présence de stars, le festival vit également au rythme des modes. «L’évolution actuelle est favorable aux jeux d’ambiance. Les gens maintenant recherchent des jeux de société auxquels ils peuvent jouer avec leurs enfants à armes égales», explique Vincent Disloquet, responsable d’une société d’animation et d’un journal spécialisé. «On assiste, à l’inverse, à un tassement des quizz et des Trivial Pursuit où, dit-on, ce sont toujours les mêmes qui gagnent», dit-il, en présentant les dernières nouveautés regroupées au troisième étage. Aux autres niveaux plane le silence, à peine entrecoupé en sous-sol par l’énoncé des lettres. Sérieux comme un jour d’examen, 1.030 fanatiques y disputaient dimanche un championnat de scrabble. Cinq étages plus haut, 360 des meilleurs bridgeurs français entassaient leurs levées. Face au Palais, le jeune prodige français d’échecs, Etienne Bacrot, 15 ans, affronte depuis lundi dans un palace quatre des plus fameux joueurs, dont Victor Kortchnoï et Boris Spassky. Samedi prochain, le champion du monde lui-même, Anatoly Karpov, viendra à Cannes jouer 50 simultanées sur Internet. Les fans de backgammon ont élu un autre hôtel de la Croisette pour domicile et, plus démocratiquement, les adeptes de la belote, du tarot ou du rami, ont investi le rez-de-chaussée du Palais des festivals pour une compétition tout aussi officielle. Une bonne part des six étages a été consacrée aux jeux de guerre et de stratégie. «Magic», une Internationale qui a calqué son classement mondial sur le système de l’ATP en tennis et dont les adeptes surfent sur le Web, se joue avec des cartes. Le jeu, de type «médiéval-fantastique», inventé en 1993 par un professeur de mathématiques américain a déjà été traduit en neuf langues. «Africa», un jeu d’alliances où le hasard n’a pas sa place, retrace la conquête de l’Afrique par les puissances coloniales au 19e siècle. «Montjoie» a fait sa trame de la guerre de Cent ans, et «Courtisans» est bâti sur les intrigues à la Cour de Louis XIV. Pour la clôture, dimanche, de ce festival dont on dit qu’il est sans égal dans le monde, les organisateurs ont prévu des jeux de rôles en costumes. (AFP)
Ça contre, ça coinche, ça scrabblelise et ça cruciverbe à tout-va depuis le week-end et pour une semaine à tous les étages du Palais des festivals de Cannes (sud de la France) où s’est installé le 12e Festival des jeux, envahi par plus de 10.000 personnes. Moitié salon pour l’exposition et la vente de jeux, moitié compétition avec des matches dans toutes les disciplines et la présence de stars, le festival vit également au rythme des modes. «L’évolution actuelle est favorable aux jeux d’ambiance. Les gens maintenant recherchent des jeux de société auxquels ils peuvent jouer avec leurs enfants à armes égales», explique Vincent Disloquet, responsable d’une société d’animation et d’un journal spécialisé. «On assiste, à l’inverse, à un tassement des quizz et des Trivial Pursuit où, dit-on, ce sont...