Un duo de qualité pour trois soirées de tarab au théâtre al-Madina, les 26, 27 et 28 février (20h30): Adib Dayekh (mouachahat et koudoud alépines) et Julien Jalal Eddine Weiss (kanoun). — Né à Alep en 1938, Adib Dayekh est, pour les passionnés du monde arabe, un des maîtres incontestables du maqam de par son art de l’improvisation, la richesse de son répertoire et sa voix flexible et haut perchée qui rappelle avec une certaine nostalgie les chanteurs arabes du début du siècle. Formé dès sa petite enfance à l’art du chant, le jeune Adib suscite rapidement l’admiration de son entourage et en particulier des experts en science musicale, qui l’encouragent à soumettre son talent naturel évident à l’enseignement rigoureux des modes musicaux et des mètres poétiques classiques. Adib Dayekh possède une grande connaissance des poèmes arabes médiévaux, le ghazal, ce genre lyrique qui a inspiré de nombreux artistes. Le surnom de «Dayekh», qui signifie «l’enivré», l’«étourdi», fut décerné à un de ses ancêtres en allusion à la fulgurance des états mystiques qui le traversaient... — Julien Jalal Eddine Weiss est quant à lui un des rares Occidentaux formés aux subtilités de l’art du kanoun. Musicien et compositeur français, de père alsacien et de mère suisse, il s’est converti à l’islam et vit à Alep. Recherchant l’authenticité de la tradition et attentif aux créations modernes, il a fondé en 1983 l’«Ensemble instrumental al-Kindi» en hommage au grand théoricien de la musique arabe Abou Yousouf al-Kindi (796-873). Julien Jalal Eddine Weiss est également musicologue. Il travaille à une collection d’enregistrements de chants religieux d’extases en Syrie, avec Suleiman Daoud de la mosquée des Omeyyades de Damas ainsi qu’en Irak, avec Hussein Ismaïl al-Adami.
Un duo de qualité pour trois soirées de tarab au théâtre al-Madina, les 26, 27 et 28 février (20h30): Adib Dayekh (mouachahat et koudoud alépines) et Julien Jalal Eddine Weiss (kanoun). — Né à Alep en 1938, Adib Dayekh est, pour les passionnés du monde arabe, un des maîtres incontestables du maqam de par son art de l’improvisation, la richesse de son répertoire et sa voix flexible et haut perchée qui rappelle avec une certaine nostalgie les chanteurs arabes du début du siècle. Formé dès sa petite enfance à l’art du chant, le jeune Adib suscite rapidement l’admiration de son entourage et en particulier des experts en science musicale, qui l’encouragent à soumettre son talent naturel évident à l’enseignement rigoureux des modes musicaux et des mètres poétiques classiques. Adib Dayekh possède une grande...
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