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Actualités - Chronologie

Sous le plus bleu chapiteau du monde

Clowneries, corsi et batailles de fleurs drainent des milliers de touristes depuis les premiers jours de l’arrivée de sa Majesté Carnaval, «le Roi du Cirque», appelé à régner pendant trois semaines sur Nice, la capitale de la Côte d’Azur. Baignée de soleil, la «French Riviera» fait déjà le plein «d’afficionados» du carnaval, venus du monde entier. «Nous avons plus de 100 Japonais qui ont réservé. C’est loin, le Japon, pour venir au carnaval», souligne Michel Tschann, directeur d’un hôtel de luxe. «Il y a beaucoup de monde, nous avons refusé des places dans les tribunes et les retombées économiques pour la ville sont fortes», dit-il. Italiens, la clientèle traditionnelle, Belges, Allemands sont là ainsi que les Anglais, de retour sur la Promenade. «La Côte d’Azur a toujours été une destination d’hiver, elle l’est toujours et le carnaval nous aide, comme un phare, à rappeler cette destination», a souligné M. Tschann. Alors que le carnaval avait veilli ces dernières années, une rénovation des festivités a été entreprise. Plus moderne, le carnaval a cependant conservé ses traditions. Touristes et population s’amusent comme des fous. Jets de bombe à serpentins, confettis jonchent les principales artères de la ville. Hôteliers, restaurateurs, cafetiers ont le sourire. Répondant à un appel pressant à la mobilisation générale, les commerçants ont, semble-t-il, senti cette impulsion nouvelle qui anime le carnaval 1998. L’homme orchestre de ce renouveau, Gad Weil, qui, entre autres, a organisé l’anniversaire des 700 ans des Grimaldi à Monaco, transforme le centre-ville en «plus grand et plus bleu chapiteau du monde». Carnavaleries, grande manifestation déambulatoire où se mêlent à la foule, acrobates, jongleurs, funambules et enfants des écoles du cirque, fait la joie des nombreux touristes. Les batailles de fleurs, les corsi composés de 20 grands chars et 600 grosses têtes déambulent à tour de rôle. «Nous souhaitons atteindre le million de personnes et les premières journées le laissent augurer», a estimé la directrice de l’office du tourisme, Jacqueline Pietri. Les premiers chiffres semblent confirmer cet engouement pour cette 114 édition du carnaval, une tradition datant du Moyen-âge. «20.000 personnes pour la bataille de fleurs et près de 30.000 pour le défilé aux lumières, c’est le maximum que la sécurité nous permette d’assumer», a-t-elle indiqué. Le carnaval de Nice, qui a débuté samedi, va poursuivre ses festivités jusqu’au 1er mars. (AFP)
Clowneries, corsi et batailles de fleurs drainent des milliers de touristes depuis les premiers jours de l’arrivée de sa Majesté Carnaval, «le Roi du Cirque», appelé à régner pendant trois semaines sur Nice, la capitale de la Côte d’Azur. Baignée de soleil, la «French Riviera» fait déjà le plein «d’afficionados» du carnaval, venus du monde entier. «Nous avons plus de 100 Japonais qui ont réservé. C’est loin, le Japon, pour venir au carnaval», souligne Michel Tschann, directeur d’un hôtel de luxe. «Il y a beaucoup de monde, nous avons refusé des places dans les tribunes et les retombées économiques pour la ville sont fortes», dit-il. Italiens, la clientèle traditionnelle, Belges, Allemands sont là ainsi que les Anglais, de retour sur la Promenade. «La Côte d’Azur a toujours été une destination...