L’ONU a décerné hier un satisfecit à l’Iran dans la lutte contre le trafic de drogue, et note une consommation d’héroïne en hausse en Israël et en Turquie. «L’Organe encourage la Ligue arabe à allouer les crédits nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie de contrôle des drogues dans le monde arabe, adoptée par le Conseil des ministres arabes des Affaires sociales», précise l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) dans son rapport annuel rendu public mardi. «L’Organe note avec satisfaction que le premier colloque national sur la prévention de l’abus des drogues en République islamique d’Iran a eu lieu en 1996 et que le gouvernement de ce pays a renforcé sa politique en matière de traitement», ajoute l’OICS. L’Iran a en outre adopté «une nouvelle loi qui permettra à cet Etat d’adhérer à la Convention de 1971», précise l’OICS. Cette convention, mise en vigueur depuis 1976, vise à contrôler les drogues autres que les opiacés, le cannabis et la cocaïne, qui font l’objet d’une convention adoptée en 1961, c’est-à-dire essentiellement les amphétamines, les barbituriques, sédatifs et autres types de tranquillisants. L’OICS se félicite également de la création aux Emirats arabes unis d’un «nouveau centre commun de traitement», ainsi que de la tenue d’un colloque sous-régional sur la réduction de la demande. Pour Israël, l’OICS note, à l’instar de l’évolution de la consommation des drogues en Europe, «une augmentation de l’abus de stimulants et de LSD, ainsi qu’une prévalence élevée de l’abus (…) d’ecstasy». L’Organe note également «une augmentation de l’abus d’héroïne en Israël et en Turquie, ainsi que dans les pays du Golfe». L’OICS demande d’ailleurs à Israël d’«adopter une législation contre le blanchiment de l’argent et d’adhérer à la Convention de 1988», qui vise à «éliminer tous les refuges pour les trafiquants de drogues, particulièrement en prévoyant leur extradition et en facilitant l’entraide entre les Etats en ce qui concerne les enquêtes sur les affaires de drogue, les livraisons contrôlées et la communication des pièces indispensables aux poursuites pénales», explique l’OICS. Si la cocaïne demeure une drogue consommée en quantités négligeables dans la région, elle est cependant en augmentation «en Arabie Séoudite, aux Emirats arabes unis, en Israël, au Liban et en Turquie», note l’OICS. Concernant l’ensemble des substances psychotropes, «des saisies effectuées en Arabie Séoudite, en République arabe syrienne et en Turquie montrent que la contrebande de fénétylline en provenance d’Europe et à destination des pays du Golfe se poursuit», indique l’OICS qui invite les gouvernements intéressés à coopérer pour «déterminer l’origine, l’itinéraire et la composition des différents produits qui circulent sous le nom de fénétylline (ou captagon)». La fénétylline fait partie des stimulants soumis à un contrôle international. (AFP)
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