Le roi Hussein de Jordanie a mis en garde contre «les complots visant la stabilité du royaume» et averti qu’une frappe militaire contre l’Irak menacerait l’existence même de la Jordanie. «Une frappe militaire contre l’Irak conduirait un demi-million de réfugiés en Jordanie», a dit le monarque, qui s’exprimait à propos des manifestations pro-irakiennes à Ma’an. Une telle perspective «est terrifiante, car si un événement quelconque arrivait à l’Ouest (en Cisjordanie) et que le reste de nos frères palestiniens venaient vers nous, le projet d’une patrie de rechange se réalisera, et ce sera la fin de la Jordanie», a ajouté le souverain sur un ton grave. Il se référait au projet défendu par des courants de la droite israélienne, qui considèrent que la Jordanie est la patrie de rechange pour les Palestiniens. Le souverain hachémite a averti que «toute personne qui provoque des troubles dans le pays contribue à l’exécution de ces complots contre la nation et la patrie». La télévision nationale transmettait ces propos du souverain qui s’adressait en tenue militaire aux soldats jordaniens à Ma’an, à 200 km au sud d’Amman. «L’Irak nous donne des soucis nuit et jour», a déclaré le roi. Il a affirmé avoir dit la semaine dernière au chef de la diplomatie irakienne Mohammad Saïd al-Sahhaf: «Vous nous avez brisé le dos. Si vous aviez entendu raison et pris une décision, nous serions sortis de cette crise et l’Irak serait dans une autre position actuellement». Le monarque a affirmé avoir dit aux dignitaires de Ma’an, qu’il avait rencontrés, qu’«il ne fallait pas passer les troubles sous silence». Relevant toutefois «l’incapacité de ces dignitaires de convaincre certains habitants» qui seraient à l’origine des incidents vendredi et samedi, il a fait état «d’armes automatiques de 500mm» aux mains de civils dans la ville. Il n’a pas donné d’autres précisions. Le souverain jordanien s’est interrogé sur les vrais mobiles des «fauteurs de troubles» à Ma’an: «Veulent-ils que nous les traitions comme nos voisins (...) aux armes chimiques», a-t-il dit en allusion à l’attaque à l’arme chimique menée par l’armée irakienne en 1988 à Halabja (nord de l’Irak) et qui avait fait des milliers de morts parmi la population civile. Mais, a-t-il conclu, «cela ne fait partie ni de notre nature ni de nos traditions». (AFP)
Le roi Hussein de Jordanie a mis en garde contre «les complots visant la stabilité du royaume» et averti qu’une frappe militaire contre l’Irak menacerait l’existence même de la Jordanie. «Une frappe militaire contre l’Irak conduirait un demi-million de réfugiés en Jordanie», a dit le monarque, qui s’exprimait à propos des manifestations pro-irakiennes à Ma’an. Une telle perspective «est terrifiante, car si un événement quelconque arrivait à l’Ouest (en Cisjordanie) et que le reste de nos frères palestiniens venaient vers nous, le projet d’une patrie de rechange se réalisera, et ce sera la fin de la Jordanie», a ajouté le souverain sur un ton grave. Il se référait au projet défendu par des courants de la droite israélienne, qui considèrent que la Jordanie est la patrie de rechange pour les...
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