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Actualités - Chronologie

Questions-réponses sur la crise

De l’option diplomatique au recours à la force, les propos des principaux protagonistes prêtent parfois à confusion. Il en va de même de la controverse portant sur la définition et le nombre des «sites» qui posent problème, et qui sont à l’origine de la nouvelle crise. 1. Quels sont les pays qui souhaitent le recours à la force? — En réalité, aucun. Tous, y compris les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, affirment privilégier un règlement politique. A partir de là, les appréciations divergent. Parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (USA, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne), Américains et Britanniques font cavalier seuls. Ils sont sceptiques sur les intentions irakiennes et préparent activement «l’option militaire», en cas d’échec de la diplomatie. Ils estiment que les résolutions de l’ONU autorisent l’usage de la force. En outre, les intérêts économiques et stratégiques immédiats des Etats-Unis ne les poussent pas à se montrer conciliants. Hors membres permanents: le Canada, l’Australie et la Pologne se sont dit prêts à s’associer à une action militaire. Moscou, Pékin et Paris ont affirmé qu’ils ne seraient pas partie prenante à une telle opération dont ils mettent en avant les risques (sur les populations, sur l’avenir de l’embargo, et la sécurité régionale). Ils donnent la priorité au dialogue. Mais chacun a son propre point de vue. A terme, ces trois pays ont intérêt à une normalisation avec l’Irak. La France ne condamne pas à l’avance l’option militaire qu’elle juge «pas souhaitable». Mais, elle estime que «les chances s’amenuisent» pour un règlement pacifique. La Russie va plus loin en niant aux Etats-Unis «le droit» d’intervenir militairement. Elle se dit prête à mettre «son veto» au Conseil de Sécurité, sans dire ce qu’elle ferait au cas où Washington y passerait outre. La Chine, elle, est opposée à «l’emploi ou la menace d’emploi de la force». En plus, Pékin critique ouvertement la politique de «deux poids, deux mesures» vis-à-vis de l’Irak et d’Israël en matière de désarmement. A des degrés divers, tous les pays arabes sont opposés à l’option militaire. Israël estime que l’Irak n’a pas la capacité de l’atteindre. 2. Qu’est-ce qu’un site présidentiel, et combien y en a-t-il? Le nombre et la définition des sites varient beaucoup, mais seule la Commission de l’ONU chargée du désarmement (UNSCOM) est en mesure de les qualifier. Selon l’ONU, l’Irak a défini huit sites «présidentiels» et les sièges des ministères comme des «sites souverains» auxquels les inspecteurs de l’ONU chargés de son désarmement ne peuvent avoir accès. Washington affirme que les sites «présidentiels» sont au nombre de 78. Mais la notion de «sites souverains» est extensible car elle englobe des bâtiments, casernes, voire des entrpôts. Le chef de la diplomatie britannique Robin Cook a pour sa part affirmé que l’Irak avait proposé d’autoriser les inspecteurs de l’ONU à effectuer une unique visite dans «45 sites présidentiels souverains». La dernière crise est née, il y a un mois, de la demande de l’Irak d’un moratoire sur les inspections des sites. (AFP)
De l’option diplomatique au recours à la force, les propos des principaux protagonistes prêtent parfois à confusion. Il en va de même de la controverse portant sur la définition et le nombre des «sites» qui posent problème, et qui sont à l’origine de la nouvelle crise. 1. Quels sont les pays qui souhaitent le recours à la force? — En réalité, aucun. Tous, y compris les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, affirment privilégier un règlement politique. A partir de là, les appréciations divergent. Parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (USA, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne), Américains et Britanniques font cavalier seuls. Ils sont sceptiques sur les intentions irakiennes et préparent activement «l’option militaire», en cas d’échec de la diplomatie. Ils estiment que les...