Le ministre israélien de la Défense Yitzhak Mordehaï a réuni mercredi soir des ministres et de hauts responsables de la sécurité pour coordonner les préparatifs en vue d’une éventuelle attaque irakienne. «Les possibilités qu’Israël soit impliqué dans le conflit sont faibles, mais nous faisons tous les préparatifs», a indiqué M. Mordehaï dans un communiqué. Les Israéliens se préparent dans la frénésie à une hypothétique attaque à l’arme bactériologique ou chimique, bien que l’Irak ait assuré qu’il n’avait pas l’intention de s’en prendre à Israël. Le chef des Renseignements militaires, le général Moshé Yaalon, a affirmé que même si les Etats-Unis attaquaient l’Irak, comme ils l’ont menacé, le président Saddam Hussein ne tirerait probablement pas de missiles contre Israël. «La probabilité (d’une attaque irakienne) est proche de zéro, même après une frappe américaine», a déclaré le général Yaalon à la télévision israélienne. «La probabilité n’augmenterait que si Saddam se retrouvait le dos au mur et craindrait un effondrement (de son régime) et pour sa survie. Dans cette situation, la probabilité qu’il tire des missiles sur Israël pourrait augmenter», a-t-il dit. Le premier ministre Benjamin Netanyahu a revendiqué le droit pour Israël de riposter si l’Irak l’attaquait. Pendant la guerre du Golfe en 1991, l’Irak avait tiré 39 missiles sur Israël, la plupart sur la région de Tel-Aviv, mais l’Etat juif, sous la pression des Etats-Unis, s’était abstenu de riposter. La réunion de mercredi soir a rassemblé notamment, autour de M. Mordehaï, le ministre de la Sécurité intérieure Avigdor Kahalani, le ministre de l’Intérieur Eli Souissa, le ministre de la Santé Yéhoshoua Matza, ainsi que les chefs de l’armée, de la police et des renseignements. Les deux tiers des Israéliens sont déjà équipés de masques à gaz, selon la défense passive. Par ailleurs, selon l’hebdomadaire «Jerusalem Report», Israël étudie la possibilité d’assassiner le président irakien si l’Irak l’agressait après avoir été attaqué par les Etats-Unis . Le premier ministre et le chef de l’opposition Ehud Barak «sont apparemment convenus que se débarrasser de Saddam serait la meilleure façon de protéger Israël, à long terme, des armes non conventionnelles irakiennes», a écrit l’hebdomadaire anglophone. «Les stratèges militaires israéliens, qui avaient commencé dès 1991 à élaborer des plans pour assassiner Saddam, étudient actuellement des propositions détaillées pour une telle mission», a-t-il ajouté. Le «Jerusalem Report» souligne qu’aussi bien M. Netanyahu que M. Barak s’étaient, à l’époque de la guerre du Golfe, opposés à la politique de retenue adoptée par Israël. En 1992, lorsque M. Barak était chef d’état-major de l’armée, des commandos israéliens s’étaient entraînés à l’assassinat du président irakien, selon la presse israélienne. Un missile tiré accidentellement lors d’un tel entraînement avait entraîné la mort de cinq militaires israéliens. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le ministre israélien de la Défense Yitzhak Mordehaï a réuni mercredi soir des ministres et de hauts responsables de la sécurité pour coordonner les préparatifs en vue d’une éventuelle attaque irakienne. «Les possibilités qu’Israël soit impliqué dans le conflit sont faibles, mais nous faisons tous les préparatifs», a indiqué M. Mordehaï dans un communiqué. Les Israéliens se préparent dans la frénésie à une hypothétique attaque à l’arme bactériologique ou chimique, bien que l’Irak ait assuré qu’il n’avait pas l’intention de s’en prendre à Israël. Le chef des Renseignements militaires, le général Moshé Yaalon, a affirmé que même si les Etats-Unis attaquaient l’Irak, comme ils l’ont menacé, le président Saddam Hussein ne tirerait probablement pas de missiles contre Israël. «La...