Les banques appelées à investir dans la production nationale
le 18 février 1998 à 00h00
Le président russe Boris Eltsine a appelé hier les grandes banques nationales qui ont profité des privatisations à «rendre la monnaie» en investissant dans la production russe, dans son message annuel écrit au Parlement, diffusé par l’agence ITAR-TASS. «Nous ne pouvons compter aujourd’hui que sur l’activité d’investissements des banques, et avant tout des grandes banques qui ont acheté d’importants sites industriels pendant les privatisations. Grâce à ce processus, l’Etat a permis la concentration de ressources financières et productives. Maintenant la société est en droit d’attendre qu’on lui rende la monnaie». Le président, qui a affirmé que la croissance devait être au centre de la politique économique du gouvernement, s’est prononcé contre les spéculateurs étrangers tout en rappelant la nécessité des investissements productifs. «Il est inadmissible de construire une politique sur les marchés financiers en ne prenant en compte que les investissements spéculatifs étrangers» qui ne font que «chauffer le marché», a-t-il déclaré. M. Eltsine souligne dans son message que la croissance économique doit être au centre de la politique économique russe. Cette croissance doit être «de qualité», perceptible non seulement au travers des indicateurs économiques mais par une production moderne et concurrentielle. «C’est un travail de plusieurs années auquel il faut s’atteler tout de suite pour que l’énergie de la croissance que nous avons maintenant ne se perde pas». Après avoir souligné qu’une légère croissance du PIB avait été enregistrée pour la première fois en Russie en 1997, le président a estimé que «la question maintenant n’est pas de savoir si la croissance est réelle, mais pourquoi elle est faible». M. Eltsine a affirmé que le prêt de plus de 10 milliards de dollars qui lie la Russie au Fonds monétaire international sur la période 1996-98 «devait être le dernier».(AFP)
Le président russe Boris Eltsine a appelé hier les grandes banques nationales qui ont profité des privatisations à «rendre la monnaie» en investissant dans la production russe, dans son message annuel écrit au Parlement, diffusé par l’agence ITAR-TASS. «Nous ne pouvons compter aujourd’hui que sur l’activité d’investissements des banques, et avant tout des grandes banques qui ont acheté d’importants sites industriels pendant les privatisations. Grâce à ce processus, l’Etat a permis la concentration de ressources financières et productives. Maintenant la société est en droit d’attendre qu’on lui rende la monnaie». Le président, qui a affirmé que la croissance devait être au centre de la politique économique du gouvernement, s’est prononcé contre les spéculateurs étrangers tout en rappelant la...
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