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Actualités - Chronologie

Un bon vivant, navigateur à ses heures

Glafcos Cléridès veut trouver une solution juste au problème chypriote et couronner ainsi un demi-siècle de carrière politique. M. Cléridès, qui aura 79 ans en avril prochain, estime être le mieux placé pour tirer parti des initiatives internationales prévues en mars entre les deux parties de l’île divisée depuis 1974. Malgré son âge avancé dont ses adversaires ont fait un argument de campagne, ce bon vivant et navigateur à ses heures se prévaut d’avoir participé depuis 1959 à toutes les négociations avec les Chypriotes-turcs, notamment avec leur dirigeant Rauf Denktash, 74 ans. Avocat et fils de juriste, M. Cléridès à été candidat malheureux à la présidence en 1983 et 1988, avant de l’emporter en 1993, avec une avance de seulement 1.800 voix sur le président sortant George Vassiliou. Vétéran de la Royal Air Force, il avait été fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale avant de devenir l’avocat des combattants qui ont lutté entre 1955 et 1959 pour l’indépendance de l’île. Un côté «joueur» Président de la Chambre des représentants de 1960 à 1976, M. Cléridès a assuré l’intérim présidentiel de juillet à décembre 1974, en l’absence de Mgr Makarios qu’un éphémère coup d’Etat inspiré par le régime des colonels d’Athènes avait renversé, provoquant l’invasion turque. M. Cléridès a fréquenté l’Ecole anglaise de Nicosie avant d’étudier le droit à Londres. Il a participé aux négociations précédant l’indépendance de l’île de la couronne britannique en 1959 et 1960, puis aux pourparlers ayant suivi les premiers heurts intercommunautaires sanglants fin 1963, et jusqu’en 1976. MM. Cléridès et Denktash ont conclu en 1975 un accord sur «l’échange de populations» en vertu duquel la population Chypriote-turque, forte de 110.000 personnes, s’est rassemblée dans le tiers nord de l’île alors que les 585.000 Chypriotes-grecs d’alors se sont installés dans le sud. Cet accord a valu à M. Cléridès des critiques féroces de ses adversaires, qui lui avaient alors reproché une attitude ambiguë, et une traversée du désert de sept ans. Selon des diplomates à Nicosie, son côté «joueur, parieur audacieux, traduit sa volonté de faire bouger les choses en prenant des risques», comme en témoigne la commande début 1997 de 20 missiles sol-air russes qui a suscité des menaces d’Ankara et souligné l’urgence de trouver une solution à Chypre. Ses partisans voient en lui un diplomate rusé et un habile manœuvrier, ses détracteurs l’accusent d’être versatile et glissant, mais tous lui reconnaissent son sens de l’humour et son désintéressement. Il est marié à une Indienne, et père d’une fille devenue député du parti conservateur DISY qu’il a fondé en 1976. (AFP)
Glafcos Cléridès veut trouver une solution juste au problème chypriote et couronner ainsi un demi-siècle de carrière politique. M. Cléridès, qui aura 79 ans en avril prochain, estime être le mieux placé pour tirer parti des initiatives internationales prévues en mars entre les deux parties de l’île divisée depuis 1974. Malgré son âge avancé dont ses adversaires ont fait un argument de campagne, ce bon vivant et navigateur à ses heures se prévaut d’avoir participé depuis 1959 à toutes les négociations avec les Chypriotes-turcs, notamment avec leur dirigeant Rauf Denktash, 74 ans. Avocat et fils de juriste, M. Cléridès à été candidat malheureux à la présidence en 1983 et 1988, avant de l’emporter en 1993, avec une avance de seulement 1.800 voix sur le président sortant George Vassiliou. Vétéran de la...