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Actualités - Chronologie

Affaire Mechaal : une commission d'enquête blanchit Netanyahu

Une commission d’enquête officielle israélienne a justifié hier l’attentat manqué contre un intégriste palestinien en Jordanie et exonéré de tout reproche le premier ministre Benjamin Netanyahu. Au risque de heurter un peu plus la Jordanie, furieuse de l’attentat perpétré le 25 septembre sur son sol, la commission a fait reporter l’entière responsabilité de l’opération sur les exécutants du Mossad mais s’est abstenue de demander le limogeage de son chef, le général Danny Yatom. «Israël a agi en Jordanie conformément au principe qu’aucun lieu au monde ne peut servir de sanctuaire à des gens qui organisent ou commettent des attentats meurtriers en Israël», écrit le rapport, qui a été remis au premier ministre. La commission «ne remet pas en cause cette politique, mais demande au gouvernement d’examiner ses modalités d’application», poursuit le rapport, dont 15 pages sur 90 ont été rendues publiques par le gouvernement. «Nous n’avons trouvé aucun reproche à faire au premier ministre pour son rôle dans cette affaire», écrit la commission, dont les trois membres avaient été nommés par M. Netanyahu. Deux agents du Mossad s’étaient fait prendre par la Jordanie après avoir tenté d’assassiner le chef du bureau politique du Hamas palestinien, M. Kkhaled Mechaal, le 25 septembre à Amman. Selon la presse israélienne, le roi Hussein de Jordanie est «furieux» que la commission n’ait pas condamné l’assassinat et qu’Israël n’ait pris aucun engagement à s’abstenir de telles opérations à l’avenir. La Jordanie a fait savoir à M. Netanyahu qu’elle exigeait la démission du général Yatom, selon le quotidien «Haaretz». Le roi Hussein en fait dépendre la reprise de la coopération sécuritaire avec Israël, ajoute le quotidien. Dans son rapport, la commission accuse le Mossad d’avoir été victime d’un véritable «blocage mental» en refusant de tenir compte de la possibilité d’un échec de l’attentat et de n’avoir pas préparé de scénario de rechange. Le Mossad a présenté «à tort au premier ministre cette opération comme étant sans grands risques», note la commission. Elle impute au général Yatom une série d’erreurs concernant la préparation et la supervision de l’opération. Toutefois, seul un des trois membres de la commission, présidée par l’ancien conseiller juridique du ministère de la Défense Yossef Chekhanover, a réclamé sa démission. Le secrétaire général du gouvernement, M. Danny Naveh, s’est félicité des conclusions de la commission qui, selon lui, «prouvent l’inanité» des accusations formulées par l’opposition de gauche après le fiasco d’Amman. Le Parti travailliste a rejeté ces critiques, estimant que la commission désignée par M. Netanyahu était dès le départ à son service et lui reprochant de n’avoir pas critiqué le principe même de l’opération en Jordanie «Quels que soient les motifs invoqués, une opération en Jordanie ne se justifiait pas», a déclaré l’ancien ministre travailliste de la Police Moshé Shahal. L’ancien ambassadeur d’Israël à Amman, Shimon Sharmi, proche des travaillistes, a estimé pour sa part que la tentative d’assassinat d’Amman ne «pouvait profiter en Jordanie qu’aux ennemis de la paix avec Israël». (AFP)
Une commission d’enquête officielle israélienne a justifié hier l’attentat manqué contre un intégriste palestinien en Jordanie et exonéré de tout reproche le premier ministre Benjamin Netanyahu. Au risque de heurter un peu plus la Jordanie, furieuse de l’attentat perpétré le 25 septembre sur son sol, la commission a fait reporter l’entière responsabilité de l’opération sur les exécutants du Mossad mais s’est abstenue de demander le limogeage de son chef, le général Danny Yatom. «Israël a agi en Jordanie conformément au principe qu’aucun lieu au monde ne peut servir de sanctuaire à des gens qui organisent ou commettent des attentats meurtriers en Israël», écrit le rapport, qui a été remis au premier ministre. La commission «ne remet pas en cause cette politique, mais demande au gouvernement...