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Actualités - Chronologie

Le profil bas des palestiniens

L’Autorité palestinienne veut adopter un profil bas dans la crise irakienne en essayant tant bien que mal d’empêcher des manifestations de solidarité avec Bagdad, ce qui mécontente certains de ses partisans. L’Autorité présidée par Yasser Arafat veut éviter de prêter le flanc aux critiques israéliennes et surtout de s’aliéner les Etats-Unis, sur lesquels elle compte pour contraindre Israël à avancer dans le processus de paix, estiment les analystes. Des centaines de jeunes Palestiniens ont pourtant défié l’interdiction , en défilant dans les rues de Naplouse et de Hébron, en Cisjordanie, aux cris de «avec notre âme en notre sang, nous nous sacrifierons pour l’Irak». «Bill Clinton (le président américain) tu es un lâche, tu ferais mieux d’aller courir les femmes», ont scandé les collégiens de Hébron, dont la manifestation a été rapidement dispersée par la police palestinienne. Des critiques ont également été émises au sein du Fateh de M. Arafat, la principale composante de l’OLP. Les responsables palestiniens sont restés très discrets sur les raisons officielles de l’interdiction des manifestations. Le secrétaire général du comité de solidarité palestino-irakien en Cisjordanie, M. Azmi Achyoukhi, a expliqué qu’il s’agissait «d’épargner aux autorités l’embarras que (les manifestations) pourraient causer». Selon la presse israélienne, les Etats-Unis se sont plaints auprès de l’Autorité palestinienne des manifestations pro-irakiennes de ces derniers jours, au moment où ils cherchent à circonscrire l’hostilité du monde arabe à une frappe militaire contre Bagdad. Pendant la crise du Golfe en 1990-91, les Palestiniens avaient ouvertement pris parti pour l’Irak, ce qui leur avait coûté cher en termes d’isolement international et de soutien financier des monarchies du Golfe. Ces derniers jours, des centaines de Palestiniens sont redescendus dans les rues aux cris de «Mort à l’Amérique, mort à Israël». Ils ont brûlé des drapeaux israéliens et américains et appelé le président irakien Saddam Hussein à envoyer des missiles balistiques sur Israël. M. Netanyahu a aussitôt tiré argument de ces manifestations pour accuser les Palestiniens de n’avoir pas vraiment choisi la voie de la paix. Il s’est félicité jeudi de la décision d’interdire les manifestations pro-irakiennes. «C’est très bien, mais il ne faut pas oublier que c’est l’Autorité palestinienne qui était derrière les manifestations de soutien à Saddam Hussein ces derniers jours», a-t-il affirmé à la radio publique. (AFP)
L’Autorité palestinienne veut adopter un profil bas dans la crise irakienne en essayant tant bien que mal d’empêcher des manifestations de solidarité avec Bagdad, ce qui mécontente certains de ses partisans. L’Autorité présidée par Yasser Arafat veut éviter de prêter le flanc aux critiques israéliennes et surtout de s’aliéner les Etats-Unis, sur lesquels elle compte pour contraindre Israël à avancer dans le processus de paix, estiment les analystes. Des centaines de jeunes Palestiniens ont pourtant défié l’interdiction , en défilant dans les rues de Naplouse et de Hébron, en Cisjordanie, aux cris de «avec notre âme en notre sang, nous nous sacrifierons pour l’Irak». «Bill Clinton (le président américain) tu es un lâche, tu ferais mieux d’aller courir les femmes», ont scandé les collégiens de...