Affaire Mechaal : une commission d'enquête blâme le chef du Mossad
le 14 février 1998 à 00h00
La commission d’enquête officielle israélienne chargée de départager les responsabilités au sujet d’un attentat manqué à Amman contre un responsable intégriste palestinien s’est bornée à infliger un blâme au chef du Mossad, a rapporté vendredi la télévision publique israélienne. Cette commission ad hoc présidée par l’ancien conseiller juridique du ministère de la Défense, M. Yossef Chekhanover, blanchit en revanche le premier ministre Benjamin Netanyahu pour ce fiasco, selon la même source. Les enquêteurs reprochent au Mossad, le service de renseignements, une série de déficiences dans la préparation de l’attentat contre le chef du bureau politique du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), Khaled Mechaal, le 25 septembre à Amman. Ils relèvent de «graves négligences» à l’échelon opérationnel et en rejettent la responsabilité sur le chef du Mossad, Danny Yatom. L’un des trois membres de la commission a réclamé sa démission. Les déficiences opérationnelles ont entraîné l’échec de la tentative de meurtre mais ne signifient pas qu’elle était injustifiée, selon la commission qui doit remettre lundi ses conclusions sous forme d’un rapport public et d’un rapport secret. Une autre commission, constituée, elle, de députés, a imputé en revanche à M. Netanyahu la responsabilité du fiasco d’Amman, selon le quotidien Haaretz de vendredi. La sous-commission parlementaire chargée des services secrets a estimé que le premier ministre avait fait une erreur d’appréciation en autorisant le Mossad à tenter d’assassiner Khaled Mechaal. Selon la sous-commission, cette décision a affecté les liens particuliers unissant Israël et la Jordanie, liés par un traité de paix depuis octobre 1994. Pour apaiser le roi Hussein, furieux de la tentative d’assassinat sur le sol jordanien de Khaled Mechaal, M. Netanyahu avait fait relâcher le guide spirituel du Hamas, cheikh Ahmed Yassine, et vingt autres prisonniers jordaniens et palestiniens. La commission parlementaire fait également état de déficiences dans la prise de décision au sein du bureau du premier ministre, mais ne conseille pas que M. Netanyahu soit démis de ses fonctions à la tête du gouvernement. Elle préconise en outre la création d’un Conseil de sécurité nationale au sein du bureau du premier ministre. Y serait attaché un conseiller spécialisé dans les renseignements pour, selon le Haaretz, aider le premier ministre à mieux évaluer le monde des renseignements et prendre les meilleures décisions. (AFP)
La commission d’enquête officielle israélienne chargée de départager les responsabilités au sujet d’un attentat manqué à Amman contre un responsable intégriste palestinien s’est bornée à infliger un blâme au chef du Mossad, a rapporté vendredi la télévision publique israélienne. Cette commission ad hoc présidée par l’ancien conseiller juridique du ministère de la Défense, M. Yossef Chekhanover, blanchit en revanche le premier ministre Benjamin Netanyahu pour ce fiasco, selon la même source. Les enquêteurs reprochent au Mossad, le service de renseignements, une série de déficiences dans la préparation de l’attentat contre le chef du bureau politique du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), Khaled Mechaal, le 25 septembre à Amman. Ils relèvent de «graves négligences» à l’échelon...
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