Après l'euro, l'Union doit poursuire les réformes , déclare Chirac
le 13 février 1998 à 00h00
L’euro n’exonérera pas l’Europe d’accomplir de profondes réformes structurelles, a averti jeudi Jacques Chirac, au deuxième jour de sa visite en Autriche. «Nos deux pays sont déterminés à réaliser l’Union économique et monétaire (…). Les mesures très significatives de remise en ordre des finances publiques prises depuis 1995, tant en Autriche qu’en France, traduisent cette forte volonté», a-t-il déclaré. Jacques Chirac, qui s’exprimait devant la Chambre économique fédérale d’Autriche, a insisté sur le fait que «le redressement des comptes publics ne nous est pas imposé par l’Europe, comme certains voudraient le faire croire pour des raisons purement polémiques, mais tout simplement parce que nous savons d’expérience que laisser filer les déficits publics c’est affaiblir nos pays et compromettre l’avenir». «Mais ne nous y trompons pas: l’euro ne nous exonérera pas d’entreprendre les réformes, notamment les réformes de structures, dont tous nos pays ont besoin. Bien sûr, ce n’est pas une tâche facile, notamment politiquement — les conservatismes restent très forts — mais l’adaptation est indispensable pour réussir l’Europe de demain et donner à nos économies des chances nouvelles de croissance», a-t-il ajouté. Jacques Chirac a souligné que les deux pays partageaient le souci «de favoriser une meilleure coordination économique au sein de la future zone euro, sans toutefois porter atteinte à l’indépendance de la Banque centrale européenne». «Des progrès importants ont été accomplis dans ce domaine et il s’agit maintenant et concrètement de faire vivre une coordination efficace et indispensable des politiques économiques», a-t-il dit. L’Autriche a adhéré à l’Union européenne le 1er janvier 1995. Elle en prendra en juillet prochain, pour la première fois, la présidence tournante, à la veille du lancement de l’euro et de l’élargissement aux pays d’Europe centrale et orientale. Cette perspective permettra à l’Autriche de jouer «comme elle le fait depuis la chute du mur de Berlin, un rôle de premier plan dans le domaine économique», a estimé Jacques Chirac. Il s’est dit certain qu’elle se montrerait «déterminée et compétente pour assurer une introduction réussie de la monnaie unique». Il a rappelé que cet élargissement nécessiterait «une réforme institutionnelle préalable et d’importants efforts d’adaptation de la part des nouveaux candidats». (Reuters)
L’euro n’exonérera pas l’Europe d’accomplir de profondes réformes structurelles, a averti jeudi Jacques Chirac, au deuxième jour de sa visite en Autriche. «Nos deux pays sont déterminés à réaliser l’Union économique et monétaire (…). Les mesures très significatives de remise en ordre des finances publiques prises depuis 1995, tant en Autriche qu’en France, traduisent cette forte volonté», a-t-il déclaré. Jacques Chirac, qui s’exprimait devant la Chambre économique fédérale d’Autriche, a insisté sur le fait que «le redressement des comptes publics ne nous est pas imposé par l’Europe, comme certains voudraient le faire croire pour des raisons purement polémiques, mais tout simplement parce que nous savons d’expérience que laisser filer les déficits publics c’est affaiblir nos pays et...
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