La force ouest-africaine, dont les troupes nigérianes menacent d’attaquer la capitale sierra-léonaise, Freetown, a été créée en 1990 par la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour tenter de mettre fin à la guerre civile au Liberia. Elle est désignée sous le sigle ECOMOG, qui résume son appellation officielle: ECOWAS Ceasefire Monitoring Group (Groupe de la CEDEAO chargé du contrôle et de la mise en œuvre du cessez-le-feu). Conçue à l’origine comme une force d’interposition, elle a été amenée au fil des événements à prendre de plus en plus de responsabilités dans le maintien de l’ordre au Liberia. Débarquée à Monrovia le 24 août 1990, huit mois jour pour jour après le déclenchement de la guerre, l’ECOMOG a finalement réussi à ramener la paix dans le pays en 1997, après avoir mené à bien le désarmement des combattants et l’organisation d’élections libres qui ont vu la victoire écrasante de l’ancien chef de guerre Charles Taylor. Composée à l’origine de quelques centaines d’hommes, elle comptait, au plus fort de sa présence en 1994, jusqu’à 20.000 soldats et officiers. La force est commandée depuis sa création par le Nigeria, qui lui fournit le gros de ses effectifs, le reste de la troupe étant constitué de Ghanéens, Sierra-léonais, Guinéens, Maliens, Gambiens. Le Sénégal, mais aussi des contingents ougandais et tanzanien y ont momentanément participé. La mission de l’ECOMOG vient de s’achever au Liberia, bien qu’elle n’ait pas réussi à contrôler le démantèlement des factions et la restructuration de l’armée. Avant même le coup d’Etat, l’ECOMOG disposait d’une base arrière à Freetown, capitale de la Sierra Leone, voisine du Liberia, et également en proie à la guerre civile de 1991 à 1997. Lagos disposait en outre de troupes, en vertu d’accords bilatéraux signés entre le chef de l’Etat nigérian, le général Sani Abacha, actuel président de la CEDEAO, et le président civil Ahmad Tejan Kabbah. Depuis le coup d’Etat du 25 mai dernier, le Nigeria a envoyé des effectifs supplémentaires de plusieurs milliers d’hommes. (AFP)
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