Mohammed Anis Kaddoura expose des gravures aquarellées et des sculptures en bois à la galerie Epreuve d’Artiste, Tabaris, jusqu’au samedi 21 février. Chez cet artiste, en trois coups de crayon, les personnages se retrouvent dans différentes positions qui sont autant de reflets de leur état d’âme. Bras en l’air ou corps recroquevillés, jambes repliées ou étendues... tous ces individus semblent jaillir d’une mémoire collective si ce n’est de la leur propre. Les dessins de Kaddoura ont une élégance épurée qu’avivent les touches d’aquarelles. Pour cette 24e exposition personnelle, Kaddoura a ressorti des gravures fétiches exécutées dans les années soixante-dix, y ajoutant de nouvelles matières ou techniques. Résultat d’une observation assidue des comportements et surtout «du mouvement des extrémités qui sont très révélateurs de la psychologie de chacun», les personnages de Kaddoura semblent être en perpétuel mouvement... Chaque gravure a été tirée à une cinquantaine d’exemplaires, mais reste cependant unique, car aquarellée à la main. Ces personnages se mêlent également à quelques huiles. Les sculptures en bois d’érable, de noyer, d’olivier, de chêne ou de cèdre turc reproduisent des formes effilées, d’une distinction tout en mouvement. «Je fais de la sculpture depuis deux ans», indique Kaddoura. «L’aquarelle c’est de la poésie. J’avais besoin de travailler sur quelque chose de dur. La sculpture est comme un remède». Il épluche ces matières pour leur imprimer une élégance qui semble lui être tout à fait naturelle... La galerie Rochane, Verdun, offre ses cimaises à 54 toiles signées Samia Osseiran Joumblatt sur le thème du citron. Ces agrumes regorgent de soleil. Fruits ou branches de citronniers se déclinent en une palette de couleurs vives, chaudes. Les violets jouent les ombres; les jaunes verdissent ou rougissent à loisir. Samia Joumblatt prend prétexte d’un objet, le citron, pour donner libre cours à son envie de mélanger les couleurs à l’infini... Jusqu’au jeudi 26 février. Marwan Rechmaoui expose pour la première fois en solo à Beyrouth. Quatorze toiles d’une facture plutôt originale: béton et asphalte. Ce citadin convaincu a étudié à New York. Des toiles envahies par des carrés ou des ronds en asphalte, sur fond gris de béton... Rechmaoui se dit curieux de savoir ce qui pousse les hommes à vivre dans un environnement urbain laid et oppressant. L’art, à l’en croire, n’a pas pour vocation d’être beau, «mais de mettre le doigt sur un problème qu’on vit au quotidien. Il ne sert à rien de fuir la réalité, elle nous rattrape rapidement», dit-il. Les ronds dans les carrés ce sont les bouches d’égouts qui dépassent la chaussée; la multiplication de carrés, c’est le nombre de réseaux urbains... Marseille a accueilli l’an dernier ces toiles que Rechmaoui veut à l’image de la ville dont les formes approximatives regorgent de grisaille... Jusqu’au 21 mars. Houssam Hatoum expose ses «arcs à la puissance X» à la galerie Maraya, Sami Solh. Une trentaine de toiles, huiles et mixed jouent les tableaux noirs... Les arcs, telles de fines fusées, slaloment entre les tâches de peinture sombres qui se prolongent en coulis... Jusqu ’au samedi 7 mars. Le Kulturzentrum présente, jusqu’au 18 février, des toiles de l’architecte-urbaniste allemande Veronika Schröter. Seize huiles et une acrylique, sur papier ou sur toile. Entre figuration et abstraction, dans des mariages sombres à prédominance grise et noire, les œuvres de Schröter célèbrent le mouvement et l’évasion. L’artiste peint, dans la tradition de l’expressionnisme allemand, des paysages, des couples, des danses... Acryliques de Mohammed Abdallah jusqu’au 21 février, au Centre Toufic Tabbara (Zarif). Des œuvres aux couleurs vives qui dégagent une certaine quiétude. Un intérieur, du linge qui sèche sur une corde, un panier en osier, un enfant qui lit... L’artiste puise dans la vie quotidienne des clichés à la simplicité éloquente. Le Centre culturel russe, Verdun, expose une quinzaine de toiles signées Eliana Tchestyakova. A part deux toiles sur son pays natal, ce peintre offre des huiles, des chromos représentant des paysages ou des monuments du Liban. Les monts enneigés, les colonnes de Jbeil ou de Baalbeck, le bord de mer ou les tournesols... Autant de thèmes abordés par cette Russe qui expose au Liban pour la première fois. Son style, plutôt académique, se veut l’exact reflet de la réalité. Caroline Jawlakh expose chez Noah’s Ark une trentaine de toiles, huiles, aquarelles et croquis, jusqu’au jeudi 26 février. Les croquis offrent un style très épuré, alors que les peintures sont plus chargées. Les tâches de couleurs figurent des formes ou des silhouettes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Mohammed Anis Kaddoura expose des gravures aquarellées et des sculptures en bois à la galerie Epreuve d’Artiste, Tabaris, jusqu’au samedi 21 février. Chez cet artiste, en trois coups de crayon, les personnages se retrouvent dans différentes positions qui sont autant de reflets de leur état d’âme. Bras en l’air ou corps recroquevillés, jambes repliées ou étendues... tous ces individus semblent jaillir d’une mémoire collective si ce n’est de la leur propre. Les dessins de Kaddoura ont une élégance épurée qu’avivent les touches d’aquarelles. Pour cette 24e exposition personnelle, Kaddoura a ressorti des gravures fétiches exécutées dans les années soixante-dix, y ajoutant de nouvelles matières ou techniques. Résultat d’une observation assidue des comportements et surtout «du mouvement des extrémités...